Gentoo Linux sparc Handbook: Installing Gentoo

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Sommaire du manuel
Installation
‎À propos de l'installation
Choix du support
Configurer le réseau
Préparer les disques
Installer l'archive stage3
Installer le système de base
Configurer le noyau
Configurer le système
Installer les outils
Configurer le système d'amorçage
Finaliser
Utiliser Gentoo
Introduction à Portage
Les options de la variable USE
Les fonctionnalités de Portage
Scripts d'initialisation systèmes
Variables d'environnement
Utiliser Portage
Fichiers et répertoires
Les variables
Mélanger plusieurs branches logicielles
Outils supplémentaires
Dépôt personnalisé
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Configuration du réseau
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Introduction

Bienvenue

Tout d'abord, bienvenue sur Gentoo. Vous êtes sur le point d'entrer dans le monde du choix et de la performance. Gentoo vous donne toujours le choix. Lors de l'installation de Gentoo, ce qui ressort à plusieurs reprises, c'est que les utilisateurs peuvent choisir ce qu'ils veulent compiler eux-mêmes, comment installer Gentoo, quel système de journalisation utiliser, etc.

Gentoo est une méta-distribution moderne et rapide d'une conception propre et flexible. Gentoo est construite autour du logiciel libre et ne cache rien à ses utilisateurs de ce qui se trouve sous le capot. Portage, le système de gestion des paquets que Gentoo utilise est écrit en Python, ce qui signifie que l'utilisateur peut facilement visualiser et modifier le code source. Le système de gestion des paquets utilise du code source (bien que la prise en charge de paquets pré-compilés soit également incluse) et la configuration de Gentoo se fait via des fichiers de texte normaux. En d'autres termes, l'ouverture est totale.

Il est très important que tout le monde comprenne que la liberté de choix est ce qui fait vivre Gentoo. Nous essayons de ne pas forcer les utilisateurs à utiliser ce qu'ils n'aiment pas. Si vous pensez différemment, s'il vous plaît, dîtes-le !

Comment s'organise l'installation  ?

L'installation de Gentoo se déroule en dix étapes couvertes par les chapitres suivants. Après chaque étape, le système sera dans un état bien défini  :

Étape Résultat
1 L'utilisateur se trouve dans un environnement prêt pour installer Gentoo.
2 La connexion à Internet est configurée pour installer Gentoo.
3 Les disque durs sont initialisés pour accueillir l'installation de Gentoo.
4 L'environnement est prêt pour l'installation et l’utilisateur est prêt à chroot dans le nouvel environnement.
5 Les paquets de base, qui sont les mêmes sur toutes les installations de Gentoo, sont installés.
6 Le noyau Linux est installé.
7 L'utilisateur aura paramétré une grande partie des fichiers de configuration du système Gentoo.
8 Les outils indispensables au système sont installés.
9 Le système d’amorçage (bootloader) est installé et configuré.
10 Le nouvel environnement Gentoo Linux est maintenant prêt à être utilisé.


Lorsque plusieurs possibilités sont présentées, comme ce sera souvent le cas, le manuel s’efforcera d'expliquer les avantages et les inconvénients de chaque option. Même si le texte continuera ensuite avec celle par défaut (identifiée par le texte « Défaut :  » dans le titre), les autres possibilités seront également documentées (identifiées par « Alternative :  » dans le titre). Ne pas croire que les choix par défaut représentent les recommandations de Gentoo. Ils indiquent simplement les choix que, selon Gentoo, la plupart des utilisateurs feront.

Parfois, l'utilisateur aura la possibilité de réaliser des actions facultatives. De telles étapes sont identifiées par le texte « Facultatif » et ne sont pas essentielles pour installer Gentoo. Cependant, certaines options dépendent de choix faits plus tôt. Dans ce cas, les instructions informeront le lecteur au moment de faire le choix et au début de la description de l'étape.

Les options lors l'installation de Gentoo

Gentoo peut être installé de différentes façons. Il peut être téléchargé et installé depuis l'un des CDs ou DVDs d'installation officiels. Le support d'installation peut être installé sur une clé ou accédé depuis un environnement réseau (netboot). Aussi, Gentoo peut être installé à partir d'une autre distribution précédemment installée ou d'un support non officiel (tel que Knoppix).

Ce manuel décrit l'installation à partir d'un support d'installation officiel de Gentoo ou, dans certains cas, à partir d'une autre machine du réseau.

Remarque
Pour obtenir de l'aide sur d'autres approches d'installation, y compris les approches à l'aide de CDs non officiels Gentoo, veuillez lire notre guide sur les installations alternatives.

Nous vous fournissons aussi un document intitulé Trucs & Astuces pour installer Gentoo qui peut se révéler utile à lire.

Problèmes

Si un problème est rencontré lors de l'installation (ou dans la documentation), consultez notre système de gestion des bogues. Si le problème n'est pas déjà connu, créez un rapport de bogue pour que nous puissions le traiter. Ne soyez pas effrayé par les développeurs auxquels les bogues seront attribués, ils n'ont encore mangé personne.

Notez que, même si ce document est propre à une architecture, il peut contenir des références à d'autres architectures. Cela est dû au fait que les manuels pour les différentes architectures ont de nombreuses sections communes. Ceci évite le gaspillage de ressources physiques et humaines. Nous essaierons de limiter ces références à d'autres architectures au strict minimum pour éviter toute confusion.

Si un doute existe quant à l'origine d'un problème qui est soit une erreur de l'utilisateur, bien que la documentation ait été soigneusement lue, soit une erreur de Gentoo malgré toute l'attention portée aux tests et à la documentation, tout le monde est le bienvenu sur les canaux #gentoo ou #gentoofr sur irc.freenode.net pour en discuter. Évidemment, tout le monde est toujours le bienvenu car notre canal de conversation couvre l'ensemble du spectre de Gentoo.

S'il vous reste une question relative à Gentoo, consultez la Foire Aux Questions sur le Wiki de Gentoo. Les FAQs sur les Forums de Gentoo sont également accessibles.




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Pré-requis matériels

Avant de commencer, voici la liste des exigences concernant le matériel pour réussir l'installation de Gentoo sur un système sparc.

Handbook:SPARC/Blocks/HWReqs/fr

Support d'installation de Gentoo Linux

CD minimal d'installation

Remarque
Depuis le 23 Août 2018 les CDs d'installation officiels sont capables de démarrer en mode UEFI. Les version précédentes ne démarrent qu'en mode BIOS (MBR). Les lecteurs souhaitant rendre leur système démarrable en UEFI doivent télécharger la dernière version du fichier ISO.

Le CD minimal d'installation de Gentoo est une image d'un système Linux minimal autonome sur lequel il est possible de démarrer l'ordinateur. Pendant le chargement, le matériel est détecté et les pilotes appropriés sont chargés. L'image est maintenue par les développeurs de Gentoo et permet d'installer Gentoo via une connexion Internet active.

Le CD minimal d'installation est appelé install-sparc-minimal-<release>.iso.

Le LiveDVD occasionnel de Gentoo

De temps à autre, un DVD spécial d'installation de Gentoo est conçu par le projet Gentoo Ten. Les instructions fournies dans ce chapitre concernent le CD minimal d'installation et peuvent différer légèrement de celles à appliquer au LiveDVD. Néanmoins, le LiveDVD (ou tout autre environnement Linux amorçable) permet l'obtention d'une invite de commande root via l'exécution des commandes sudo su - ou sudo -i dans un terminal.

Qu’appelle-t-on les archives d'étapes (ou stage) ?

Une archive d'étape 3 contient un environnement Gentoo minimal à partir duquel il est possible d'installer Gentoo sur le système en suivant les instructions de ce manuel. Précédemment, le manuel de Gentoo décrivait l'installation en recourant à une archive parmi trois. Bien que Gentoo mette encore à disposition des archives d'étape 1 et 2, la méthode officielle d'installation utilise l'archive d'étape 3. Si vous tenez absolument à réaliser une installation à partir d'une des archives d'étape 1 ou 2, veuillez consulter la FAQ sur Comment installer Gentoo à partir d'une archive d'étape 1 ou 2 ?

L'archive d'étape 3 peut être téléchargée depuis releases/sparc/autobuilds/ sur l'un des miroirs Gentoo officiels. Ces archives sont mises à jour fréquemment et ne sont pas incluent dans les supports d'installation.

Téléchargement

Obtenir le support d'installation

Le support d'installation par défaut que Gentoo Linux utilise est le CD minimal d'installation qui héberge un système Gentoo Linux très petit sur lequel il est possible de démarrer l'ordinateur. Cet environnement comprend tous les outils adaptés pour installer Gentoo. Les images CD peuvent être téléchargées depuis la page de téléchargements (recommandé) ou depuis l'un des nombreux miroirs disponibles.

Si le téléchargement s'effectue depuis un miroir, le CD minimal d'installation peut se trouver comme suit :

  1. Allez dans le répertoire releases/.
  2. Naviguez le répertoire correspondant à l'architecture souhaitée (tel que sparc/).
  3. Sélectionnez le répertoire autobuilds/.
  4. Pour les architectures amd64 et x86, sélectionnez soit le répertoire current-install-amd64-minimal/ ou current-install-x86-minimal/ (respectivement). Pour toutes les autres architectures, naviguez vers le répertoire current-iso/.
Remarque
Certaines architectures comme arm, mips, et s390 n'ont pas de CD minimal d'installation. Pour l'instant, le Gentoo Release Engineering project ne propose pas d'image .iso pour ces architectures.

Dans cet emplacement, le fichier du support d'installation est le fichier avec l'extension .iso. Prendre pour exemple la liste suivante :

CODE Liste d'exemple des fichiers téléchargeable dans releases/sparc/autobuilds/current-iso/
[DIR] hardened/                                          05-Dec-2014 01:42    -   
[   ] install-sparc-minimal-20141204.iso                 04-Dec-2014 21:04  208M  
[   ] install-sparc-minimal-20141204.iso.CONTENTS        04-Dec-2014 21:04  3.0K  
[   ] install-sparc-minimal-20141204.iso.DIGESTS         04-Dec-2014 21:04  740   
[TXT] install-sparc-minimal-20141204.iso.DIGESTS.asc     05-Dec-2014 01:42  1.6K  
[   ] stage3-sparc-20141204.tar.bz2                      04-Dec-2014 21:04  198M  
[   ] stage3-sparc-20141204.tar.bz2.CONTENTS             04-Dec-2014 21:04  4.6M  
[   ] stage3-sparc-20141204.tar.bz2.DIGESTS              04-Dec-2014 21:04  720   
[TXT] stage3-sparc-20141204.tar.bz2.DIGESTS.asc          05-Dec-2014 01:42  1.5K

Dans l'exemple ci-dessus, le fichier install-sparc-minimal-20141204.iso correspond au CD d'installation. Il existe cependant d'autres fichiers qui lui sont relatifs :

  • Un fichier .CONTENTS listant tous les fichiers existants dans le support d'installation. Cela permet de vérifier si un micrologiciel ou un pilote en particulier est disponible avant le téléchargement.
  • Un fichier .DIGESTS qui contient le hachage du fichier ISO avec différents algorithmes et formats. Ce fichier peut permettre de savoir si l'ISO téléchargée est corrompue ou non.

Pour le moment, ne pas se soucier des autres fichiers – ils entreront en scène plus loin dans le processus d'installation. Téléchargez le fichier .ISO et, s'il est nécessaire d'en vérifier l'intégrité, téléchargez aussi le fichier .DIGESTS.asc correspondant au fichier ISO. Il n'est pas nécessaire de télécharger le fichier .CONTENTS parce que les instructions d'installation n'y font plus référence et que le fichier .DIGESTS devrait contenir les mêmes informations. Le fichier .DIGESTS.asc contient en plus la signature.

Vérifier les fichiers téléchargés

Remarque
Il s'agit là d'une opération facultative qui n'est pas nécessaire à l'installation de Gentoo Linux, mais elle est néanmoins recommandée.

Grâce aux fichiers .DIGESTS et .DIGESTS.asc, il est possible de garantir l'intégrité du fichier ISO en utilisant les outils adaptés. La vérification se fait généralement en deux étapes :

  1. Tout d'abord, valider la signature cryptographique pour être sûr que le fichier provient bien de la « Gentoo Release Engineering team ».
  2. Si la signature est valide, alors vérifier l'empreinte (somme de contrôle) pour être sûr qu'aucune dégradation ne s'est produite pendant le téléchargement.

Vérifications sur un système Microsoft Windows

Sur un système Microsoft Windows, les chances sont faibles que le bon ensemble d'outils pour vérifier les sommes de contrôle et les signatures cryptographiques soient en place.

Pour vérifier la signature cryptographique, des outils tels que GPG4Win peuvent être utilisés. Après l'installation, les clés publiques de la « Gentoo Release Engineering team » doivent être importées. La liste des clés est disponible sur la page des signatures. Une fois l'importation terminée, l'utilisateur peut vérifier la signature contenue dans le fichier .DIGEST.asc.

Important
Ceci ne vérifie pas que le fichier .DIGEST est correct, seulement que le fichier .DIGEST.asc l'est. Cela implique également que la somme de contrôle doit être vérifiée en la comparant aux valeurs du fichier .DIGEST.asc. C'est pourquoi les instructions ci-dessus font uniquement référence au téléchargement du fichier .DIGEST.asc.

La somme de contrôle peut être vérifiée à l'aide de l'application Hashcalc, bien que beaucoup d'autres existent. La plupart du temps, ces outils permettront de montrer à l'utilisateur la somme de contrôle calculée et l'utilisateur sera invité à comparer cette somme à la valeur qui se trouve à l'intérieur du fichier .DIGESTS.asc.

Vérifications sur un système Linux

Sur un système GNU/Linux, la méthode la plus courante pour vérifier une signature cryptographique consiste à utiliser le logiciel app-crypt/gnupg. Quand ce paquet est installé, utiliser les commandes suivantes pour vérifier la signature contenue dans le fichier .DIGESTS.asc.

Tout d'abord, téléchargez le jeu de clés adéquat disponible sur la page des signatures :

user $gpg --keyserver hkps://hkps.pool.sks-keyservers.net --recv-keys 0xBB572E0E2D182910
gpg: requesting key 0xBB572E0E2D182910 from hkp server pool.sks-keyservers.net
gpg: key 0xBB572E0E2D182910: "Gentoo Linux Release Engineering (Automated Weekly Release Key) <releng@gentoo.org>" 1 new signature
gpg: 3 marginal(s) needed, 1 complete(s) needed, classic trust model
gpg: depth: 0  valid:   3  signed:  20  trust: 0-, 0q, 0n, 0m, 0f, 3u
gpg: depth: 1  valid:  20  signed:  12  trust: 9-, 0q, 0n, 9m, 2f, 0u
gpg: next trustdb check due at 2018-09-15
gpg: Total number processed: 1
gpg:         new signatures: 1

Ensuite, vérifiez la signature cryptographique du fichier .DIGESTS.asc :

user $gpg --verify install-sparc-minimal-20141204.iso.DIGESTS.asc
gpg: Signature made Fri 05 Dec 2014 02:42:44 AM CET
gpg:                using RSA key 0xBB572E0E2D182910
gpg: Good signature from "Gentoo Linux Release Engineering (Automated Weekly Release Key) <releng@gentoo.org>" [unknown]
gpg: WARNING: This key is not certified with a trusted signature!
gpg:          There is no indication that the signature belongs to the owner.
Primary key fingerprint: 13EB BDBE DE7A 1277 5DFD  B1BA BB57 2E0E 2D18 2910

Pour être absolument certain que tout est valide, vérifiez l'empreinte digitale affichée avec l'empreinte digitale disponible sur la page de signatures.

Une fois la signature cryptographique validée, vérifiez la somme de contrôle pour vous assurer que le fichier téléchargé ne soit pas corrompu. Le fichier .DIGEST.asc contient des empreintes issues de différents algorithmes de hachage. Il faut en choisir un et rechercher les sommes de contrôle correspondantes parmi celles placées dans le fichier .DIGEST.asc. Par exemple, pour obtenir les sommes de contrôle SHA512 :

user $grep -A 1 -i sha512 install-sparc-minimal-20141204.iso.DIGESTS.asc
# SHA512 HASH
364d32c4f8420605f8a9fa3a0fc55864d5b0d1af11aa62b7a4d4699a427e5144b2d918225dfb7c5dec8d3f0fe2cddb7cc306da6f0cef4f01abec33eec74f3024  install-sparc-minimal-20141204.iso
--
# SHA512 HASH
0719a8954dc7432750de2e3076c8b843a2c79f5e60defe43fcca8c32ab26681dfb9898b102e211174a895ff4c8c41ddd9e9a00ad6434d36c68d74bd02f19b57f  install-sparc-minimal-20141204.iso.CONTENTS

Dans la sortie de la commande précédente, deux sommes de contrôle sont affichées – une pour le fichier install-sparc-minimal-20141204.iso et une autre pour le fichier .CONTENTS qui l'accompagne. Seule la première somme de contrôle présente un intérêt. Elle doit être comparée avec la somme de contrôle SHA512 que l'on peut générer de la manière suivante :

user $sha512sum install-sparc-minimal-20141204.iso
364d32c4f8420605f8a9fa3a0fc55864d5b0d1af11aa62b7a4d4699a427e5144b2d918225dfb7c5dec8d3f0fe2cddb7cc306da6f0cef4f01abec33eec74f3024  install-sparc-minimal-20141204.iso

Si les deux sommes de contrôle sont identiques, le fichier n'est pas corrompu et l'installation peut continuer.

Graver un disque

Bien sûr, avec juste un fichier ISO téléchargé, l'installation de Gentoo Linux ne peut pas être démarrée. Le fichier ISO doit être gravé sur un CD de démarrage, et d'une manière telle que son contenu soit gravé sur le CD, pas juste le fichier lui-même. Ci-dessous sont décrites quelques méthodes – des instructions plus élaborées sont disponible dans notre FAQ sur la gravure d'un fichier ISO.

Gravure sous Microsoft Windows

Sous Microsoft Windows, il existe différents outils pour graver des images ISO sur un CDROM.

  • Avec EasyCD Creator, sélectionnerz Fichier, Enregistrer un CD à partir d'une image CD. Ensuite, changez le type de fichiers à fichier image ISO. Puis, recherchez le fichier ISO et cliquez sur Ouvrir. Après avoir cliqué sur Démarrer l'enregistrement, l'image ISO est gravée sur le CD-R.
  • Avec Nero Burning ROM, annulez l'assistant qui s'affiche automatiquement et sélectionnez Graver l'Image dans le menu Fichier. Sélectionnez l'image à graver et cliquez sur Ouvrir. Ensuite cliquez sur le bouton Graver pour lancer la gravure sur le tout nouveau CD.

Gravure sous Linux

Sur Linux, le fichier ISO peut être gravé sur un CD à l'aide de la commande cdrecord appartenant au paquet app-cdr/cdrtools.

Par exemple, pour graver le fichier ISO sur le CDROM du périphérique /dev/sr0 (c'est le premier lecteur de CDROM du système, remplacer le chemin vers le périphérique correspondant si besoin) :

user $cdrecord dev=/dev/sr0 install-sparc-minimal-20141204.iso

Les utilisateurs qui préfèrent une interface graphique peuvent utiliser K3B ,du paquet kde-apps/k3b. Dans K3B, allez dans Outils et choisissez Graver une Image CD. Ensuite, suivez les instructions fournies par K3B.

Démarrage

Handbook:SPARC/Blocks/Booting/fr

Configuration matérielle supplémentaire

Lorsque le support d'installation démarre, il tente de détecter le matériel et charge les modules appropriés du noyau pour prendre en compte le matériel. Dans la grande majorité des cas, il fait un très bon travail. Toutefois, dans certains cas, il peut ne pas charger automatiquement les modules du noyau nécessaires au système. Si la détection automatique du bus PCI a oublié certains matériels du système, les modules appropriés du noyau doivent être chargées manuellement.

Dans l'exemple suivant, le module 8139too (qui prend en charge certains types d'interfaces réseau) est chargé :

root #modprobe 8139too

Facultatif: comptes utilisateurs

Si d'autres personnes ont besoin d'accéder à l'environnement d'installation, ou s'il est nécessaire d'exécuter des commandes en tant qu'utilisateur non-root sur le support d'installation (comme pour discuter sur IRC à l'aide de irssi sans être root pour des raisons de sécurité), alors un compte d'utilisateur supplémentaire doit être créé et un mot de passe root robuste défini.

Pour changer le mot de passe root, utilisez l'utilitaire passwd :

root #passwd

Pour créer un compte d'utilisateur, entrez d'abord ses informations d'identification, suivies par le mot de passe du compte. Les commandes useradd et passwd sont utilisées pour ces tâches.

Dans l'exemple suivant, un utilisateur appelé jean est créé :

root #useradd -m -G users jean
root #passwd jean
New password: (Entrez le mot de passe de jean)
Re-enter password: (Entrez de nouveau le mot de passe de jean)

Pour passer de l'utilisateur root à l'utilisateur fraîchement créé, utilisez la commande su :

root #su - jean

Facultatif : Consulter la documentation pendant l'installation

TTYs

Pour afficher le manuel Gentoo lors de l'installation, créez tout d'abord un compte utilisateur, comme décrit ci-dessus. Puis appuyez sur Alt+F2 pour accéder à un nouveau terminal.

Lors de l'installation, la commande links peut être utilisée pour parcourir le manuel Gentoo - bien sûr cela nécessite que la connexion Internet fonctionne.

user $links https://wiki.gentoo.org/wiki/Handbook:SPARC

Pour revenir au terminal d'origine, appuyez sur Alt+F1.

GNU Screen

L'utilitaire GNU Screen est installé par défaut sur le support d'installation officiel de Gentoo. Il peut être plus efficace pour un utilisateur de Linux expérimenté d'utiliser screen afin de visualiser les instructions d'installation dans un cadre séparé plutôt que d'utiliser la technique des multiples TTY mentionnée ci-dessus.

Facultatif : démarrer le daemon SSH

Pour permettre à d'autres utilisateurs d'accéder au système lors de l'installation (peut-être pour obtenir de l'aide lors d'une installation, ou même la faire à distance), un compte utilisateur doit être créé (comme documenté plus tôt) et le serveur SSH doit être démarré.

Pour lancer le daemon SSH sur un système d'initialisation OpenRC, exécutez la commande suivante :

root #rc-service sshd start
Remarque
Si un utilisateur ouvre une session sur le système, il reçoit un message indiquant que la clé d'hôte pour ce système doit être confirmée (par le biais de ce qu'on appelle une empreinte digitale). Ceci est dû au fait que c'est la première fois que quelqu'un ouvre une session sur le système. Cependant, plus tard, lorsque le système est mis en place et que quelqu'un se connecte sur le nouveau système, le client SSH l'avertit que la clé de l'hôte a été changée. C'est parce que l'utilisateur – pour SSH – se connecte désormais à un serveur différent (à savoir le système Gentoo fraîchement installé plutôt qu'à l'environnement en cours d'utilisation pour l'installation ). Suivre alors les instructions données à l'écran pour remplacer la clé de l'hôte sur le système client.

Pour être en mesure d'utiliser sshd, le réseau a besoin de fonctionner correctement. Continuez l'installation avec le chapitre Configurer le réseau .




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Détection automatique du réseau

Il est possible que la connexion au réseau soit déjà opérationnelle.

Si le système est connecté via Ethernet à un serveur DHCP, il est probable que la connexion ait déjà été configurée automatiquement. Si tel est le cas, les commandes habituelles telles que ssh, scp, ping, irssi, wget, et links qui sont sur le CD d'installation fonctionneront immédiatement.

Déterminer les noms des interfaces

La commande ifconfig

Si le réseau est configuré, la commande ifconfig doit lister une ou plusieurs interfaces réseau (outre lo). Dans l'example ci-dessous, eth0 est affiché :

root #ifconfig
eth0      Link encap:Ethernet  HWaddr 00:50:BA:8F:61:7A
          inet addr:192.168.0.2  Bcast:192.168.0.255  Mask:255.255.255.0
          inet6 addr: fe80::50:ba8f:617a/10 Scope:Link
          UP BROADCAST RUNNING MULTICAST  MTU:1500  Metric:1
          RX packets:1498792 errors:0 dropped:0 overruns:0 frame:0
          TX packets:1284980 errors:0 dropped:0 overruns:0 carrier:0
          collisions:1984 txqueuelen:100
          RX bytes:485691215 (463.1 Mb)  TX bytes:123951388 (118.2 Mb)
          Interrupt:11 Base address:0xe800 

Suite à l'évolution vers des noms d'interfaces réseau prévisibles (EN), le nom des interfaces peut différer de l'ancien système de nommage en eth0. Les supports d'installation peuvent afficher des noms d'interface tels que eno0, ens1, ou encore enp5s0. Cherchez l'interface ayant une IP adresse liée au réseau local dans le résultat de la commande ifconfig.

Conseil
Si aucune interface n'est affichée lors de l'utilisation de la commande ifconfig, essayerz d'ajouter l'option -a. Cette option force l'utilitaire à afficher toutes les interfaces réseau détectées par le système quelque soit leur état d'activation. Si ifconfig -a ne produit aucun résultat alors le matériel est défectueux ou les pilotes de l'interface réseau n'ont pas été chargés dans le noyau. Ces deux cas ne sont pas couverts dans ce guide. Contactez le support #gentoo.

La commande ip

La commande ip peut être utilisée comme alternative à ifconfig pour déterminer les noms des interfaces. L'exemple suivant montre le résultat de la commande ip addr (d'un système différent que celui des exemples précédents) :

root #ip addr
2: eno1: <BROADCAST,MULTICAST,UP,LOWER_UP> mtu 1500 qdisc pfifo_fast state UP group default qlen 1000
    link/ether e8:40:f2:ac:25:7a brd ff:ff:ff:ff:ff:ff
    inet 10.0.20.77/22 brd 10.0.23.255 scope global eno1
       valid_lft forever preferred_lft forever
    inet6 fe80::ea40:f2ff:feac:257a/64 scope link 
       valid_lft forever preferred_lft forever

La sortie ci-dessus peut être plus compliquée à comprendre que celle de ifconfig. Dans cet exemple, le nom de l'interface suit directement le numéro ; c'est eno1.

Dans le reste de ce document, il sera assumé que l'interface réseau s'appelle eth0.

Facultatif : Configurer tous les proxys

Si l'Internet est accessible via un proxy, il est nécessaire de définir des informations de proxy lors de l'installation. Il est très facile de définir un proxy : il suffit de définir une variable qui contient les informations du serveur proxy.

Dans la plupart des cas, il suffit de définir les variables à l'aide du nom d'hôte du serveur. Comme exemple, nous supposons que le proxy est appelé proxy.gentoo.org et le port 8080.

Pour configurer un proxy HTTP (pour le trafic HTTP et HTTPS) :

root #export http_proxy="http://proxy.gentoo.org:8080"

Pour configurer un proxy FTP :

root #export ftp_proxy="ftp://proxy.gentoo.org:8080"

Pour configurer un proxy RSYNC :

root #export RSYNC_PROXY="proxy.gentoo.org:8080"

Si le serveur proxy requiert un nom d'utilisateur et un mot de passe, utilisez la syntaxe suivante pour définir la variable :

CODE Ajouter un nom d'utilisateur/mot de passe à la variable proxy
http://username:password@proxy.gentoo.org:8080

Tester le réseau

Essayez d'interroger le serveur DNS de votre fournisseur (qui se trouve dans /etc/resolv.conf) et un site web de votre choix. Cela garantit que le réseau fonctionne correctement, que les paquets arrivent sur le net, que la résolution de nom du serveur DNS fonctionne correctement, etc...

root #ping -c 3 www.gentoo.org

Si tout cela fonctionne, alors le reste de ce chapitre peut être ignoré pour passer directement à l'étape suivante de la procédure d'installation (Préparer les disques).

Configuration automatique du réseau

Si le réseau ne fonctionne pas immédiatement, certains supports d'installation permettent à l'utilisateur d'utiliser les commandes net-setup (pour des réseaux filaires et sans fil), pppoe-setup (pour les utilisateurs de l'ADSL) ou pptp (pour des utilisateurs PPTP).

Si le support d'installation ne contient aucun de ces outils, continuer avec la Configuration Manuelle du réseau.

Par défaut : utilisation de net-setup

La manière la plus simple de configurer la mise en réseau si cette configuration ne s'est pas produite automatiquement, est de lancer le script net-setup :

root #net-setup eth0

L'exécution de la commande net-setup posera quelques questions au sujet de l'environnement réseau. À la fin, la connexion réseau devrait fonctionner. Testez la connexion réseau comme indiqué précédemment. Si les tests sont positifs, félicitations ! Ignorez le reste de cette section et continuez avec Préparer les disques.

Si le réseau ne fonctionne toujours pas, continuer avec configuration manuelle du réseau.

Alternative : utilisation de PPP

En supposant que le protocole PPPoE est nécessaire pour se connecter à l'Internet, le CD d'installation (toute version) a rendu les choses encore plus faciles grâce à ppp. Utilisez le script pppoe-setup pour configurer la connexion. Lors de l'installation, le périphérique Ethernet connecté au modem ADSL, le nom d'utilisateur, le mot de passe, les adresses IP des serveurs DNS et si un pare-feu de base est nécessaire ou non seront demandés.

root #pppoe-setup
root #pppoe-start

Si quelque chose ne va pas, vérifiez que le nom d'utilisateur et le mot de passe soient corrects en regardant dans /etc/ppp/pap-secrets ou /etc/ppp/chap-secrets et assurez-vous d'utiliser le bon périphérique Ethernet. Si le périphérique Ethernet n'existe pas, les modules réseau appropriés doivent être chargés. Dans ce cas, continuez avec Configuration manuelle du réseau qui expliquera comment charger les modules réseau nécessaires.

Si tout a fonctionné, continuez avec Préparer les disques.

Alternative : utilisation de PPTP

Si le support PPTP est nécessaire, utilisez la commande pptpclient qui est fournie par le CD d'installation. Mais d'abord, assurez-vous que la configuration soit correcte. Modifiez le fichier /etc/ppp/pap-secrets ou /etc/ppp/chap-secrets pour qu'il contienne le bon nom d'utilisateur et mot de passe :

root #nano -w /etc/ppp/chap-secrets

Puis peaufinez de/etc/ppp/options.pptp si nécessaire :

root #nano -w /etc/ppp/options.pptp

Quand tout cela est fait, il suffit d'exécuter pptp (avec les options qui n'ont pu être définies dans options.pptp) pour se connecter au serveur :

root #pptp <IP du serveur>

Continuez maintenant avec Préparer les disques.

Configuration manuelle du réseau

Charger les modules réseau appropriés

Lorsque le CD d'Installation démarre, il tente de détecter les périphériques et charge les modules du noyau appropriés (les pilotes) afin de prendre en compte le matériel. Dans la grande majorité des cas, il fait un très bon travail. Toutefois, dans certains cas, il peut advenir que les modules du noyau nécessaires ne soient pas chargés.

Si net-setup ou pppoe-setup n'a pas réussi, alors il est possible que la carte réseau n'ait pas été trouvée immédiatement. Cela signifie que les utilisateurs peuvent avoir à charger les modules du noyau appropriés manuellement.

Pour savoir quels modules du noyau sont fournis pour la mise en réseau, utilisez la commande ls :

root #ls /lib/modules/`uname -r`/kernel/drivers/net

Si un pilote est trouvé pour le périphérique réseau, utilisez la commande modprobe pour charger le module du noyau. Par exemple, pour charger le module pcnet32 :

root #modprobe pcnet32

Pour vérifier si la carte réseau est maintenant détectée, utilisez la commande ifconfig. Une carte réseau détectée aboutirait à quelque chose comme ceci (encore une fois, eth0 ici est juste un exemple) :

root #ifconfig eth0
eth0      Link encap:Ethernet  HWaddr FE:FD:00:00:00:00  
          BROADCAST NOARP MULTICAST  MTU:1500  Metric:1
          RX packets:0 errors:0 dropped:0 overruns:0 frame:0
          TX packets:0 errors:0 dropped:0 overruns:0 carrier:0
          collisions:0 txqueuelen:0 
          RX bytes:0 (0.0 b)  TX bytes:0 (0.0 b)

Si, toutefois, le message d'erreur suivant s'affiche, la carte réseau n'est pas détectée :

root #ifconfig eth0
eth0: error fetching interface information: Device not found

Les noms d'interface réseau disponibles sur le système peuvent être énumérés par le système de fichiers /sys :

root #ls /sys/class/net
dummy0  eth0  lo  sit0  tap0  wlan0

Dans l'exemple ci-dessus, 6 interfaces sont trouvées. eth0 est probablement l'adaptateur Ethernet (câble) alors que wlan0 est l'adaptateur sans fil.

En supposant que la carte réseau soit maintenant détectée, réessayez la commande net-setup ou pppoe-setup (qui devrait maintenant fonctionner), mais pour les inconditionnels, ce manuel explique aussi comment configurer le réseau manuellement.

Sélectionnez l'une des sections suivantes en prenant en compte la configuration du réseau

Utiliser DHCP

DHCP (Dynamic Host Configuration Protocol - Protocole de Configuration Dynamique des Hôtes) rend possible le fait de recevoir automatiquement des informations de mise en réseau (adresse IP, masque de sous-réseau, adresse de diffusion, passerelle, serveurs de noms, etc.). Cela ne fonctionne que si un serveur DHCP existe dans le réseau (ou si le fournisseur d'accès internet fournit un service DHCP). Pour qu'une interface réseau reçoive automatiquement ces informations, utilisez le daemon dhcpcd :

root #dhcpcd eth0

Certains administrateurs de réseau exigent que le nom d'hôte et le nom de domaine fourni par le serveur DHCP soient utilisés par le système. Dans ce cas, utilisez :

root #dhcpcd -HD eth0

Si cela fonctionne (essayez d'interroger un serveur sur Internet, comme Google (8.8.8.8) ou Cloudflare (1.1.1.1)), alors tout est réglé et prêt à continuer. Ignorez le reste de cette section et continuez avec Préparer les disques.

Configurer l'accès sans fil

Remarque
La prise en charge de la commande iwconfig peut être spécifique à l'architecture. Si la commande n'est pas disponible, voir si le paquet net-wireless/iw est disponible pour l'architecture actuelle. La commande iw sera indisponible tant que le paquet net-wireless/iw n'aura pas été installé.

Lors de l'utilisation d'une carte réseau sans fil (802.11), les paramètres sans fil doivent être configurés avant d'aller plus loin. Pour voir les paramètres sans fil de la carte, on peut utiliser la commande iw. L'exécution de iw pourrait donner quelque chose qui ressemble à ceci :

root #iw dev wlp9s0 info
Interface wlp9s0
	ifindex 3
	wdev 0x1
	addr 00:00:00:00:00:00
	type managed
	wiphy 0
	channel 11 (2462 MHz), width: 20 MHz (no HT), center1: 2462 MHz
	txpower 30.00 dBm

Pour vérifier si une connexion active existe :

root #iw dev wlp9s0 link
Not connected.

ou

root #iw dev wlp9s0 link
Connected to 00:00:00:00:00:00 (on wlp9s0)
	SSID: GentooNode
	freq: 2462
	RX: 3279 bytes (25 packets)
	TX: 1049 bytes (7 packets)
	signal: -23 dBm
	tx bitrate: 1.0 MBit/s
Remarque
Certaines cartes sans fil peuvent avoir un nom de périphérique wlan0 ou ra0 au lieu de wlp9s0. Exécutez ip link pour déterminer le nom correct du périphérique.

Pour la plupart des utilisateurs, il y a seulement deux paramètres importants pour se connecter, l'ESSID (ou nom du réseau sans fil) et, accessoirement, la clé WEP.

  • S'assurer d'abord que l'interface soit activée :
root #ip link set dev wlp9s0 up
  • Pour se connecter à un réseau public portant le nom GentooNode :
root #iw dev wlp9s0 connect -w GentooNode
  • Pour se connecter avec une clé WEP hexadécimale, préfixez la clé avec d: :
root #iw dev wlp9s0 connect -w GentooNode key 0:d:1234123412341234abcd
  • Pour se connecter avec une clé WEP ASCII :
root #iw dev wlp9s0 connect -w GentooNode key 0:<mot-de-passe>
Remarque
Si le réseau sans fil est configuré avec WPA ou WPA2, alors wpa_supplicant doit être utilisé. Pour plus d'informations sur la configuration des réseaux sans fil sous Gentoo Linux, lire le chapitre sur les réseaux sans fil du manuel de Gentoo.

Confirmez les paramètres sans fil en utilisant la commande iw dev wlp9s0 link. Une fois que le réseau sans fil fonctionne, poursuivre avec la configuration des options réseau au niveau de l'adresse IP comme décrit dans la section suivante (Comprendre la terminologie réseau) ou utilisez l'outil net-setup comme décrit précédemment.

Comprendre la terminologie réseau

Remarque
Si l'adresse IP, adresse de diffusion, le masque de sous-réseau et les serveurs de noms sont connus, sautez ce paragraphe et continuez avec Utiliser ifconfig et route.

Si tout ce qui précède échoue, le réseau doit être configuré manuellement. Ce n'est pas difficile du tout. Cependant, une certaine connaissance de la terminologie des réseaux et des concepts de base est nécessaire. Après la lecture de cette section, les utilisateurs devraient savoir ce qu'est une passerelle, à quoi sert un masque de sous-réseau, de quoi est constituée une adresse de diffusion et pourquoi les systèmes ont besoin de serveurs de noms.

Dans un réseau, les machines sont identifiées par leur adresse IP (adresse de Protocole Internet). Une telle adresse est perçue comme une combinaison de quatre nombres entre 0 et 255, tout du moins lors de l'utilisation d'IPv4 (IP version 4). En réalité, une telle adresse IPv4 se compose de 32 bits (des uns et des zéros). Voyons un exemple :

CODE Exemple d'adresse IPv4
Adresse IP (nombre décimaux) : 192.168.0.2
Adresse IP (bits) :            11000000 10101000 00000000 00000010
                               -------- -------- -------- --------
                               192      168       0        2
Remarque
Le successeur d'IPv4, IPv6, utilise 128 bits. Dans cette section, l'accent est mis sur les adresses IPv4.

Il est facile de comprendre que tout hôte que quelqu'un est en mesure d'atteindre sur un réseau doit avoir une adresse IP unique. Afin de distinguer entre les hôtes à l'intérieur et à l'extérieur d'un réseau, l'adresse IP est divisée en deux parties: la partie réseau et la partie hôte.

La séparation est déterminée par le masque de sous-réseau qui est une suite de 1 suivie d'une suite de 0. La partie de l'adresse IP qui correspond aux 1 définit la partie réseau, l'autre partie définit la partie hôte.

CODE Exemple de séparation entre réseau et hôte
Adresse IP :                 192      168      0         2
                           11000000 10101000 00000000 00000010
Masque de sous-réseau :    11111111 11111111 11111111 00000000
                             255      255     255        0
                          +--------------------------+--------+
                                    Réseau              Hôte

En d'autres termes, 192.168.0.14 fait toujours partie du réseau d'exemple, mais pas 192.168.1.2.

L'adresse de diffusion est une adresse IP avec la même partie réseau que le réseau, mais seulement avec des 1 pour la partie hôte. Chaque hôte sur le réseau est à l'écoute à cette adresse IP. Elle est vraiment destinée à la diffusion de paquets.

CODE Adresse de diffusion
Adresse IP :               192      168      0         2
                        11000000 10101000 00000000 00000010
Adresse de diffusion :  11000000 10101000 00000000 11111111
                           192      168      0        255
                        +--------------------------+--------+
                                 Réseau              Hôte

Pour pouvoir naviguer sur Internet, chaque ordinateur du réseau doit connaître l'hôte qui partage la connexion Internet. Cet hôte est appelé la passerelle. Comme c'est un hôte comme les autres, il possède une adresse IP sur le réseau (par exemple 192.168.0.1).

Précédemment, nous avons dit que chaque machine possède sa propre adresse IP. Pour être en mesure d'atteindre cet hôte par un nom (au lieu d'une adresse IP), nous avons besoin d'un service qui puisse traduire un nom (comme dev.gentoo.org) en une adresse IP (comme 64.5.62.82). Un tel service est appelé serveur de noms. Pour utiliser un tel service, les serveurs de noms nécessaires doivent être définis dans /etc/resolv.conf.

Dans certains cas, la passerelle sert également de serveur de noms. Sinon les serveurs de noms fournis par le fournisseur d'accès Internet (FAI) doivent être inscrits dans ce fichier.

Pour résumer, les informations suivantes sont nécessaires avant de continuer:

Élément réseau Exemple
L'adresse IP du système 192.168.0.2
Masque de sous-réseau 255.255.255.0
Adresse de diffusion 192.168.0.255
Adresse de la passerelle 192.168.0.1
Serveurs de noms 195.130.130.5, 195.130.130.133

Utiliser ifconfig et route

La mise en place du réseau comporte trois étapes :

  1. Assigner une adresse IP en utilisant ifconfig
  2. Configurer la route vers la passerelle en utilisant route
  3. Terminer en mettant les IPs des serveurs de noms dans le fichier /etc/resolv.conf

Pour attribuer une adresse IP, l'adresse IP, l'adresse de diffusion et le masque de sous-réseau sont nécessaires. Ensuite, exécutez la commande suivante, en remplaçant ${IP_ADDR} par la bonne adresse IP, ${BROADCAST} par la bonne adresse de diffusion et ${NETMASK} par le bon masque de sous-réseau :

root #ifconfig eth0 ${IP_ADDR} broadcast ${BROADCAST} netmask ${NETMASK} up

Configurez le routage à l'aide de la commande route. Remplacez ${GATEWAY} par la bonne adresse IP de la passerelle :

root #route add default gw ${GATEWAY}

Maintenant, ouvrez /etc/resolv.conf :

root #nano -w /etc/resolv.conf

Remplissez les serveur de noms en vous servant de ce qui suit comme d'un modèle. Assurez-vous de remplacer ${NAMESERVER1} et ${NAMESERVER2} par les adresses des serveurs de noms :

FILE /etc/resolv.confModèle par défaut à utiliser pour /etc/resolv.conf
nameserver ${NAMESERVER1}
nameserver ${NAMESERVER2}

C'est tout. Maintenant testez le réseau par un ping vers un serveur Internet (comme Google 8.8.8.8 ou Cloudflare 1.1.1.1). Si cela fonctionne, félicitations. Continuez avec Préparer les disques.




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Introduction aux fichiers de périphériques

Les fichiers de périphériques

Étudions en détail les aspects de Gentoo qui concernent les disques, les systèmes de fichiers de Linux, les partitions et les fichiers de périphériques. Une fois que les tenants et les aboutissants des disques et des systèmes de fichiers seront compris, il sera possible d'établir les partitions et les systèmes de fichiers pour l'installation de Gentoo Linux.

Pour commencer, intéressons-nous aux fichiers de périphériques. Le plus connu des fichiers de périphériques est sans doute le premier disque sur un système Linux, à savoir /dev/sda. Les disques SCSI et Serial ATA sont tous les deux étiquetés /dev/sd* ; même les disques IDE sont étiquetés /dev/sd* avec la nouvelle structure de libata dans le noyau. Avec l'ancienne structure, le premier disque IDE est étiqueté /dev/hda.

Les fichiers de périphériques ci-dessus représentent une interface abstraite pour le disque. Les programmes utilisateurs peuvent utiliser ces fichiers de périphériques pour interagir avec le disque sans se soucier de savoir s'il est IDE, SCSI ou quelque chose d'autre. Le programme peut simplement adresser le stockage sur le disque comme un groupe de blocs contigus de 512 octets, accessibles aléatoirement.

Handbook:SPARC/Blocks/Disks/fr

Créer des systèmes de fichiers

Introduction

Maintenant que les partitions sont créées, il est temps d'y placer un système de fichiers. Dans la section suivante les différents systèmes de fichiers que Linux prend en charge seront décris. Les lecteurs qui connaissent déjà quel système de fichiers utiliser peuvent continuer avec Appliquer un système de fichiers à une partition. Les autres devraient continuer à lire pour en apprendre plus sur les systèmes de fichiers disponibles.

Les systèmes de fichiers

Plusieurs systèmes de fichiers sont disponibles. Certains d'entre eux sont considérés stables sur l'architecture sparc - il est conseillé de se renseigner sur les systèmes de fichiers et leur prise en charge avant d'en choisir un plus expérimental pour les partitions importantes.

btrfs
Un système de fichiers de nouvelle génération offrant de nombreuses fonctionnalités avancées telles que l'instantané, l'auto-guérison via des sommes de contrôle, la compression transparente, les sous-volumes et le RAID intégré. Quelques distributions ont commencé à l'expédier comme une option prête à l'emploi, mais il n'est pas encore prêt pour la production. Les rapports de corruption du système de fichiers sont courants. Ses développeurs incitent les gens à utiliser la dernière version du noyau pour la sécurité car les plus anciens ont des problèmes connus. Cela a été le cas pendant des années et il est trop tôt pour dire si les choses ont changé. Les correctifs pour les problèmes de corruption sont rarement rétro-portés vers les noyaux plus anciens. Procéder avec prudence lors de l'utilisation de ce système de fichiers !
ext2
Il s'agit du système de fichiers Linux éprouvé, mais il n'a pas de journalisation des métadonnées, ce qui signifie que les vérifications de routine du système de fichiers ext2 au démarrage peuvent prendre beaucoup de temps. Il y a maintenant une grande sélection de systèmes de fichiers journalisés de nouvelle génération dont la cohérence peut être vérifiée très rapidement et qui sont donc généralement préférés à leurs homologues non journalisés. Les systèmes de fichiers journalisés empêchent les retards importants lorsque le système est démarré et que le système de fichiers se trouve dans un état incohérent.
ext3
La version journalisée du système de fichiers ext2, fournissant la journalisation des métadonnées pour une récupération rapide en plus d'autres modes de journalisation améliorés tels que les données complètes et la journalisation ordonnée des données. Il utilise un indice HTree qui permet des performances élevées dans presque toutes les situations. En bref, ext3 est un système de fichiers très bon et fiable.
ext4
Initialement créé en tant que fork de ext3, ext4 apporte de nouvelles fonctionnalités, des améliorations de performances et la suppression des limites de taille avec des modifications modérées du format sur le disque. Il peut couvrir des volumes allant jusqu'à 1 Eo, et avec une taille de fichier maximale de 16 To. Au lieu de l'allocation de blocs bitmap ext2/3 classique, ext4 utilise des extensions, ce qui améliore les performances des fichiers volumineux et réduit la fragmentation. Ext4 fournit également des algorithmes d'allocation de blocs plus sophistiqués (allocation différée et allocation multi-bloc) donnant au conducteur du système de fichiers plus de moyens d'optimiser la disposition des données sur le disque. Ext4 est le système de fichiers multi plate-forme tout usage recommandé.
f2fs
Le système de fichiers Flash-Friendly a été créé par Samsung pour l'utilisation avec la mémoire flash NAND. Depuis le deuxième trimestre 2016, ce système de fichiers est encore considéré comme immature, mais c'est un choix décent lors de l'installation de Gentoo sur des cartes microSD, des clés USB ou autres périphériques de stockage flash.
JFS
Le système de fichiers de journalisation hautes performances d'IBM. JFS est un système de fichiers basé sur l'arborescence B+ étantà la fois léger, rapide et fiable avec de bonnes performances dans diverses conditions.
ReiserFS
Un système de fichiers journalisé basé sur l'arborescence B+ qui a de bonnes performances globales, en particulier lorsqu'il s'agit de traiter de nombreux fichiers minuscules au prix de plusieurs cycles de processeur. ReiserFS semble être moins bien entretenu que les autres systèmes de fichiers.
XFS
Un système de fichiers avec journalisation des métadonnées, doté d'un ensemble de fonctionnalités robuste et optimisé pour l'évolutivité. XFS semble être moins indulgent dans le cas de problèmes matériels.
vfat
Également connu sous le nom FAT32, ce format est pris en charge par Linux mais ne prend pas en charge les paramètres d'autorisation. Il est principalement utilisé pour l'interopérabilité avec d'autres systèmes d'exploitation (principalement Microsoft Windows) mais est également une nécessité pour certains micrologiciels systèmes (comme UEFI).
NTFS
Ce système de fichiers New Technology est le système de fichiers phare de Microsoft Windows. Similaire à vfat ci-dessus, il ne stocke pas les paramètres d'autorisation ni les attributs étendus nécessaires au bon fonctionnement de BSD ou de Linux. Il ne peut donc pas être utilisé comme système de fichiers racine. Il devrait seulement être utilisé pour l'interopérabilité avec les systèmes Microsoft Windows (noter l'emphase sur seulement).

Lors de l'utilisation de ext2, ext3 ou ext4 sur une petite partition (moins de 8 Go), le système de fichiers doit être créé avec les options appropriées pour réserver suffisamment de nœuds d'index ou inodes. L'application mke2fs utilise le paramètre bytes-per-inodes pour calculer le nombre d' inodes d'un système de fichiers. Sur des partitions plus petites, il est conseillé d'augmenter le nombre d' inodes calculé.

Sur ext2, ext3 ou ext4 cela peut se faire à l'aide de la commande suivante :

root #mkfs.ext2 -T small /dev/<device>
root #mkfs.ext3 -T small /dev/<device>
root #mkfs.ext4 -T small /dev/<device>

En général, ceci quadruple le nombre d' inodes pour un système de fichiers étant donné que son paramètre bytes-per-inode passe de un tous les 16 ko à un tous les 4 ko. Cela peut être encore plus peaufiné en fournissant le ratio :

root #mkfs.ext2 -i <ratio> /dev/<device>

Appliquer un système de fichiers à une partition

Pour créer un système de fichiers sur une partition ou un volume, des outils sont disponibles pour chaque système de fichiers. Cliquer sur le nom du système de fichiers dans le tableau ci-dessous pour plus d'informations sur chaque système de fichiers :

Système de fichiers Commande pour la création Sur le CD minimal ? Paquet
btrfs mkfs.btrfs Oui sys-fs/btrfs-progs
ext2 mkfs.ext2 Oui sys-fs/e2fsprogs
ext3 mkfs.ext3 Oui sys-fs/e2fsprogs
ext4 mkfs.ext4 Oui sys-fs/e2fsprogs
f2fs mkfs.f2fs Oui sys-fs/f2fs-tools
jfs mkfs.jfs Oui sys-fs/jfsutils
reiserfs mkfs.reiserfs Oui sys-fs/reiserfsprogs
xfs mkfs.xfs Oui sys-fs/xfsprogs
vfat mkfs.vfat Oui sys-fs/dosfstools
NTFS mkfs.ntfs Oui sys-fs/ntfs3g

Par exemple, pour avoir la partition racine (/dev/sda1) en ext4 comme utilisé dans l'exemple de structuration des partitions, les commandes suivantes doivent être utilisées :


root #mkfs.ext4 /dev/sda1

Maintenant, créez les systèmes de fichiers sur les partitions nouvellement créées (ou sur les volumes logiques).

Activer la partition d'échange

mkswap est la commande à utiliser pour initialiser les partitions d'échange :

root #mkswap /dev/sda2

Pour activer la partition d'échange, utilisez la commande swapon :

root #swapon /dev/sda2

Créez et activez la partition d'échange avec les commandes mentionnées ci-dessus.

Monter la partition racine

Maintenant que les partitions sont initialisées et hébergent un système de fichiers, il est temps de les monter. Utilisez la commande mount, mais n'oubliez pas de créer les points de montage nécessaires pour chaque partition. À titre d'exemple, nous montons la partition racine :

root #mount /dev/sda1 /mnt/gentoo
Remarque
Si /tmp/ doit se trouver sur une partition séparée, pensez à changer ses droits d'accès après le montage :
root #chmod 1777 /mnt/gentoo/tmp
Cela vaut également pour /var/tmp.

Plus loin dans les instructions, le système de fichiers proc (une interface virtuelle avec le noyau) ainsi que d'autres pseudos systèmes de fichiers du noyau seront montés. Mais d'abord, nous devons installer les fichiers d'installation de Gentoo.




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Installation d'une archive tar

Réglage de la date et de l'heure

Avant d'installer Gentoo, il est bon de s'assurer que la date et l'heure soit réglées correctement. Une horloge mal configurée peut entraîner des résultats plutôt étranges, c'est pourquoi les fichiers systèmes doivent être extraits avec des horodatages précis. En fait, en raison de plusieurs sites Web et services utilisant des communications cryptées (SSL/TLS), il peut ne pas être possible de télécharger les fichiers d'installation si l'horloge système est trop déréglée !

Vérifiez la date et l'heure actuelle avec la commande date :

root #date
Mon Oct  3 13:16:22 PDT 2016

Si la date affichée est incorrecte, la mettre à jour en utilisant l'une des méthodes ci-dessous.

Remarque
Les cartes mères qui n'incluent pas une horloge en temps réel (Real-Time Clock (RTC)) doivent être configurées de façon à automatiquement synchroniser l'horloge système avec un serveur de temps. Cela est également vrai pour les systèmes qui incluent une RTC mais ont une batterie défaillante.

Automatiquement

Le support officiel d'installation de Gentoo inclut la commande ntpd (disponible avec le paquet net-misc/ntp) et un fichier de configuration pointant vers les serveur de temps de ntp.org. Il est ainsi possible de synchroniser l'heure du système à l'heure UTC mais cette méthode nécessite une configuration du réseau fonctionnelle et peut ainsi être inutilisable sous certaines architectures.

Attention !
La synchronisation automatique vient à un prix. Elle révélera l'adresse IP du système et des informations spécifiques sur le réseau à un serveur de temps (dans le cas de l’exemple ci-dessous, au serveur ntp.org). Les utilisateurs ayant des problèmes de confidentialité doivent en être conscients avant de régler l'horloge système en utilisant la méthode ci-dessous.
root #ntpd -q -g

Manuellement

La commande date peut également être utilisée pour effectuer un réglage manuel de l'horloge du système. Utilisez la syntaxe MMJJhhmmAAAA (Mois, Jour, heure, minute, Année).

L'heure UTC est recommandée pour tous les systèmes Linux. Plus loin dans l'installation un fuseau horaire sera défini. Cela modifiera l'affichage de l'horloge à une heure locale.

Par exemple, pour régler la date au 3 Octobre 2016 à 13:16 :

root #date 100313162016

Choix d'une archive tar

Multilib (32 et 64 bits)

Choisir une archive tar pour le système peut faire économiser beaucoup de temps plus tard dans le processus d'installation, notamment quand il est temps de choisir un profil système. Le choix d'une archive tar impactera directement la configuration future du système et peut éviter les maux de tête dans le futur. L'archive multilib utilise des bibliothèques 64 bits lorsque cela est possible et ne se replie que sur de versions 32 bits pour régler des problèmes de compatibilité. C'est une option excellente pour la majorité des installations car elle permet une grande flexibilité de personnalisation par le futur. Ceux qui souhaitent leur système capable de changer facilement de profil devraient télécharger l'archive tar multilib pour leur architecture de processeur respective.

La plupart des utilisateurs ne devrait pas utiliser les options d'archive tar 'avancées' ; elles existent pour des configurations logicielles et matérielles spécifiques.

No-multilib (64 bits pur)

Choisir une archive tar non multilib en tant que base du système fournit un environnement de système d'exploitation 64 bits complet. Cela rend la possibilité de passer vers des profils multilib improbable, mais possible. Il est fortement conseillé aux utilisateurs démarrant avec Gentoo de ne pas choisir une archive tar non multilib à moins que cela ne soit absolument nécessaire.

Attention !
La migration d'un système non-multilib vers un système multilib nécessite une connaissance avancée du fonctionnement de Gentoo et de la chaîne d'outils de niveau inférieur (cela peut même faire frémir nos développeurs Toolchain). Ce n'est pas pour les faibles de cœur et cela dépasse largement la portée de ce guide.

Téléchargement de l'archive tar

Accédez au point de montage de Gentoo où se trouve le système de fichier racine (probablement /mnt/gentoo) :

root #cd /mnt/gentoo

En fonction du support d'installation, le seul outil nécessaire au téléchargement d'une archive tar est un navigateur web.

Navigateurs graphiques

Ceux utilisant un environnement avec des navigateurs Internet graphiques n'auront aucun problème à copier l'adresse d'une archive tar depuis la section téléchargements du site principal. Sélectionnez simplement l'onglet approprié, clique-droit sur le lien vers l'archive tar, ensuite Copier l'adresse du lien pour copier le lien vers le presse-papiers, puis collez le lien à l'utilitaire wget en ligne de commande pour télécharger l'archive tar :

root #wget <URL_DE_L_ARCHIVE_COLLEE>

Navigateurs en ligne de commande

Les lecteurs plus traditionnels ou utilisateurs de Gentoo 'vieux jeu', travaillant exclusivement depuis la ligne de commande peuvent préférer l'utilisation de links, un navigateur non graphique et orienté menus. Pour télécharger une archive tar, naviguez vers la liste des miroirs Gentoo comme suit :

root #links https://www.gentoo.org/downloads/mirrors/

Pour utiliser un proxy HTTP avec links, passez l’URL avec l'option http-proxy :

root #links -http-proxy proxy.server.com:8080 https://www.gentoo.org/downloads/mirrors/

Outre links, il y a également le navigateur lynx. Comme links c'est un navigateur non graphique mais celui là n'est pas orienté menus.

root #lynx https://www.gentoo.org/downloads/mirrors/

Si un proxy est nécessaire, exportez les variables http_proxy et/ou ftp_proxy :

root #export http_proxy="http://proxy.server.com:port"
root #export ftp_proxy="http://proxy.server.com:port"

Sur la liste de miroirs, choisissez-en un à proximité. En général les miroirs HTTP suffisent, mais d'autres protocoles sont également disponibles. Naviguez vers le répertoire releases/sparc/autobuilds/. Ici, toutes les archives tar disponibles sont affichées (elles peuvent être stockées dans des sous-répertoires nommés après les différents types d'architectures). Sélectionnez-en une et appuyez sur la touche d pour la télécharger.

Une fois le téléchargement de l'archive terminé, il es possible d'en vérifier l'intégrité et d'en valider son contenu. Les intéressés peuvent passer à la section suivante.

Ceux qui ne sont pas intéressés peuvent fermer le navigateur en ligne de commande en appuyant sur la touche q et peuvent aller directement à la section Extraction de l'archive tar.

Vérifier et valider

Remarque
Certaines archives sont distribuées par compression xz. Lors du téléchargement d'une archive se terminant par .tar.xz, veillez à modifier le nom du fichier .tar.bz2 dans les commandes suivantes.

Comme pour les CDs d'installation, il est possible de vérifier et de valider l'archive tar téléchargée. Bien que ces étapes peuvent être sautées, ces fichiers sont proposés pour les utilisateurs qui se soucient de la légitimité des fichiers qu'ils viennent de télécharger.

  • Un fichier .CONTENTS contient la liste de tous les fichiers contenus dans l'archive tar.
  • Un fichier .DIGESTS contient les sommes de contrôle de l'archive tar dans plusieurs algorithmes différents.
  • Un fichier .DIGESTS.asc qui, comme le fichier .DIGESTS, contient les sommes de contrôle de l'archive tar dans plusieurs algorithmes, mais qui est aussi signé de manière cryptographique afin de s'assurer qu'il soit bien fournit par le projet Gentoo.

Utilisez openssl et comparez les résultats avec les sommes de contrôle fournies par les fichiers .DIGESTS ou .DIGESTS.asc.

Par exemple, pour vérifier la somme de contrôle SHA512 :

root #openssl dgst -r -sha512 stage3-sparc-<release>.tar.?(bz2|xz)

Un autre façon de faire est d'utiliser la commande sha512sum :

root #sha512sum stage3-sparc-<release>.tar.?(bz2|xz)

Pour vérifier la somme de contrôle Whirlpool :

root #openssl dgst -r -whirlpool stage3-sparc-<release>.tar.?(bz2|xz)

Comparez le résultat de ces commandes avec les valeurs enregistrées dans les fichiers .DIGESTS(.asc). Les valeurs doivent être identiques, sinon les fichiers téléchargés (ou le fichier digest) peuvent être corrompus.

Tout comme pour le fichier ISO, il est également possible de vérifier la signature cryptographique du fichier .DIGESTS.asc en utilisant gpg afin de s'assurer que les sommes de contrôle n'aient pas été modifiées :

root #gpg --verify stage3-sparc-<release>.tar.?(bz2|xz){.DIGESTS.asc,}

Extraction de l'archive tar

Maintenant, extraire l'archive téléchargée sur le système. Pour ce faire, utilisez la commande tar :

root #tar xpvf stage3-*.tar.bz2 --xattrs-include='*.*' --numeric-owner

Assurez-vous que les mêmes options (xpf et --xattrs-include='*.*') sont utilisées. Le x signifie extraire, le p pour préserver les permissions et le f pour signifier que l'on veut extraire un fichier (et non l'entrée standard). --xattrs-include='*.*' permet de conserver les attributs étendus contenus dans tous les espaces de noms de l'archive. Finalement, --numeric-owner est utilisé afin d'assurer que les identifiants de groupe et d'utilisateur des fichiers extraits de l'archive restent les mêmes que ceux voulus par l'équipe de Gentoo (même si certains utilisateurs aventureux n'utilisent pas le support d'installation officiel de Gentoo).

Maintenant que l'archive est extraite, continuez avec la Configuration des options de compilation.

Configuration des options de compilation

Introduction

Pour optimiser Gentoo, il est possible de configurer un certain nombre de variables qui influent que le comportement de Portage, le gestionnaire de paquets officiel de Gentoo. Toutes ces variables peuvent être configurées en tant que variable d'environnement (en utilisant export) mais cela n'est pas permanent. Afin de conserver les configurations, Portage lit dans le fichier /etc/portage/make.conf, un fichier de configuration de Portage.

Remarque
Une liste commentée de toutes les variables possibles se trouve dans /mnt/gentoo/usr/share/portage/config/make.conf.example. Pour avoir une installation de Gentoo fonctionnelle, seules les variables mentionnées ci-dessous ont besoin d'être configurées.

Lancez un éditeur (dans ce guide nous utiliserons nano) pour modifier les variables d’optimisation décrites ci-dessous.

root #nano -w /mnt/gentoo/etc/portage/make.conf

En regardant dans le fichier make.conf.example, la manière dans laquelle le fichier doit être structuré est évidente : les lignes commentées démarrent par "#", les autres lignes définissent des variables en utilisant la syntaxe VARIABLE="contenu". Plusieurs de ces variables sont présentées par la suite.

CFLAGS et CXXFLAGS

Les variables CFLAGS et CXXFLAGS définissent les paramètres d'optimisation des compilateurs GCC C et C++, respectivement. Bien que ces variables soient généralement définies ici, il est possible, pour une performance maximale, d'optimiser ces paramètres pour chaque programme séparément. La raison pour cela est que chaque programme est différent. Cependant, ceci n'est pas gérable, d'où la définition de ces paramètres dans le fichier make.conf.

Dans make.conf il faut définir les paramètres d'optimisation qui rendront le système le plus réactif en général. Ne pas utiliser de configuration expérimentale dans cette variable ; trop d'optimisation peut faire que les programmes se comportent mal (plantage, ou pire, malfonctionnement).

Nous n'expliquerons pas toutes les options d'optimisation possibles. Pour les comprendre toutes, lire le manuel en ligne de GCC (en anglais) ou la page d'infos de gcc (info gcc - fonctionne seulement sur un système Linux). Le fichier make.conf.example contient également de lui-même beaucoup d'exemples et d'informations ; ne pas oublier de le lire également.

Un première configuration est le paramètre -march= ou -mtune=, qui spécifie le nom de l'architecture cible. Les options possibles sont décrites dans le fichier make.conf.example (en tant que commentaires). Une valeur souvent utilisée est native, qui informe au compilateur de sélectionner l'architecture cible du système utilisé (celui sur lequel est installé Gentoo).

Un second paramètre est -O (un O majuscule et non un zéro), qui permet de spécifier la classe des paramètres d'optimisation de gcc. Les classes disponibles sont s (optimisé pour la taille), 0 (zéro - pour pas d'optimisations), 1, 2 ou même 3 pour plus d'optimisations de vitesse (chaque classe à les mêmes paramètres que la précédente plus quelques extras). -O2 est le défaut recommandé. -O3 est connu pour causer des problèmes quand utilisé pour tout le système, nous recommandons donc de rester avec -O2.

Un autre paramètre d'optimisation populaire est -pipe (qui permet l'utilisation de pipes à la place de fichiers temporaires pour la communication entre les différentes étapes de la compilation). Ce n'a aucun impact sur le code généré, mais utilise plus de mémoire. Sur des systèmes disposant de peu de mémoire vive, gcc peut être tué. Dans ce cas, ne pas utiliser ce paramètre.

Utiliser -fomit-frame-pointer (qui ne garde pas la structure des pointeurs dans un registre pour les fonctions qui n'en ont pas besoin) peut avoir des répercussions importantes sur le débogage des programmes.

Quand les variables CFLAGS et CXXFLAGS sont définies, combinez les paramètres d'optimisation multiples dans une seule chaîne de caractères. Les valeurs par défaut contenues dans l'archive d'étape 3 qui est extraite devraient être suffisantes. Les valeurs suivantes ne sont qu'un exemple :

CODE Exemple des variables CFLAGS et CXXFLAGS
# Options de compilation pour tous les langages
COMMON_FLAGS="-O2 -mcpu=ultrasparc -pipe"
# Utiliser les mêmes paramètres pour les deux variables
CFLAGS="${COMMON_FLAGS}"
CXXFLAGS="${COMMON_FLAGS}"
Conseil
Bien que l'article d'optimisation de GCC possède plus d'informations sur comment les différentes options de compilation affectent un système, l'article Safe CFLAGS peut se révéler plus pratique pour permettre aux débutants d'optimiser leurs systèmes.

MAKEOPTS

La variable MAKEOPTS définit combien de compilations parallèles peuvent se dérouler lors de l'installation d'un paquet. Un bon choix est le nombre de CPUs (ou cœurs du CPU) dans le système plus un, mais cette recommandation n'est pas toujours parfaite.

CODE Exemple de déclaration de MAKEOPTS dans make.conf
MAKEOPTS="-j2"

A vos marques, prêts, partez !

Mettez à jour le fichier /mnt/gentoo/etc/portage/make.conf en fonction de vos préférences personnelles et enregistrez le (les utilisateurs de nano appuieront sur Ctrl+X).

Puis, continuez avec l'installation du système de base Gentoo.




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Sommaire du manuel
Installation
‎À propos de l'installation
Choix du support
Configurer le réseau
Préparer les disques
Installer l'archive stage3
Installer le système de base
Configurer le noyau
Configurer le système
Installer les outils
Configurer le système d'amorçage
Finaliser
Utiliser Gentoo
Introduction à Portage
Les options de la variable USE
Les fonctionnalités de Portage
Scripts d'initialisation systèmes
Variables d'environnement
Utiliser Portage
Fichiers et répertoires
Les variables
Mélanger plusieurs branches logicielles
Outils supplémentaires
Dépôt personnalisé
Fonctionnalités avancées
Configuration du réseau
Bien démarrer
Configuration avancée
Les modules réseau
Sans fil
Ajouter des fonctionnalités
Gestion dynamique


Chrooting

Facultatif: Sélection des miroirs

Fichiers de la distribution

Afin de télécharger le code source rapidement, il est recommandé de sélectionner un miroir rapide. Portage cherche dans le fichier make.conf la variable GENTOO_MIRRORS et utilise les miroirs listés à l'intérieur. Il est possible de naviguer vers la liste des miroirs de Gentoo et de chercher pour ceux qui se situent le plus près de la position géographique du système (ce sont souvent les plus rapides). Cependant, nous offrons un outil appelé mirrorselect qui permet à l'utilisateur de sélectionner les miroirs nécessaires à l'aide d'une élégante interface. Il suffit juste de naviguer sur le miroir désiré et d'appuyer sur espace pour sélectionner un ou plusieurs miroirs.

root #mirrorselect -i -o >> /mnt/gentoo/etc/portage/make.conf

Le dépôt ebuild de Gentoo

Une deuxième étape important dans le choix de miroirs est de configurer le dépôt ebuild de Gentoo via le fichier /etc/portage/repos.conf/gentoo.conf. Ce fichier contient les informations de synchronisation nécessaires pour mettre à jour le dépôt des paquets (la collection des ebuilds et fichiers connexes contenant toutes les informations dont Portage a besoin pour télécharger et installer des logiciels).

Configurer le dépôt peut se faire en quelques étapes simples. Tout d'abord, s'il n'existe pas, créer le répertoire repos.conf

root #mkdir --parents /mnt/gentoo/etc/portage/repos.conf

Ensuite, copiez le fichier de configuration du dépôt Gentoo fourni par Portage vers le (nouvellement créé) répertoire repos.conf:

root #cp /mnt/gentoo/usr/share/portage/config/repos.conf /mnt/gentoo/etc/portage/repos.conf/gentoo.conf

Regardez avec un éditeur de texte ou en utilisant la commande cat. Le contenu du fichier doit se trouver dans le format .ini et ressembler à ceci:

FILE /mnt/gentoo/etc/portage/repos.conf/gentoo.conf
[DEFAULT]
main-repo = gentoo

[gentoo]
location = /usr/portage
sync-type = rsync
sync-uri = rsync://rsync.gentoo.org/gentoo-portage
auto-sync = yes
sync-rsync-verify-jobs = 1
sync-rsync-verify-metamanifest = yes
sync-rsync-verify-max-age = 24
sync-openpgp-key-path = /usr/share/openpgp-keys/gentoo-release.asc
sync-openpgp-key-refresh-retry-count = 40
sync-openpgp-key-refresh-retry-overall-timeout = 1200
sync-openpgp-key-refresh-retry-delay-exp-base = 2
sync-openpgp-key-refresh-retry-delay-max = 60
sync-openpgp-key-refresh-retry-delay-mult = 4

# Pour des snapshots quotidiens de squashfs
#sync-type = squashdelta
#sync-uri = mirror://gentoo/../snapshots/squashfs

La valeur par défaut de la variable sync-uri listée ci-dessus déterminera un emplacement miroir basé sur une rotation. Cela permet d'alléger le stress de la bande passante sur l'infrastructure des serveurs Gentoo et fournit une sécurité au cas ou un miroir serait inaccessible. Il est recommandé de garder l'url par défaut à moins qu'un miroir local et privé de portage ne soit utilisé.

Conseil
Pour les intéressés, la spécification officielle de l'API de synchronisation de Portage peur être trouvée dans cet article.

Copier les informations DNS

Il reste une chose à faire avant d'entrer dans le nouvel environnement et c'est de copier les informations DNS dans /etc/resolv.conf. C'est nécessaire afin de s'assurer que le réseau fonctionne toujours même après être entré dans le nouvel environnement. /etc/resolv.conf contient les serveurs de nom pour le réseau.

Pour copier ces informations, il est recommandé de passer l'option --dereference à la commande cp. Cela permet de s'assurer que, si /etc/resolv.conf est un lien symbolique, la cible du lien est copiée à la place du lien lui-même. Le lien symbolique dans le nouvel environnement ponterait autrement vers un fichier non existant (vu que la cible du lien n'existe probablement pas dans le nouvel environnement).

root #cp --dereference /etc/resolv.conf /mnt/gentoo/etc/

Monter les systèmes de fichiers nécessaires

Dans quelques instants, la racine Linux sera modifiée vers le nouvel emplacement. Pour s'assurer que le nouvel environnement fonctionne correctement, certains systèmes de fichiers doivent également être mis à disposition.

Les systèmes de fichiers qui doivent être rendus disponibles sont:

  • /proc/ qui est un pseudo système de fichiers (il ressemble à des fichiers normaux, mais est en fait généré à la volée) à partir duquel le noyau Linux expose des informations à l'environnement.
  • /sys/ qui est un pseudo système de fichiers, comme /proc/ qu'il était autrefois sensé remplacer, et il est plus structuré que /proc/.
  • /dev/ est un système de fichiers régulier, partiellement géré par le gestionnaire de périphérique de Linux (généralement udev) et qui contient tous les fichiers de périphériques.

L'emplacement /proc/ sera monté sur /mnt/gentoo/proc/ alors que les deux autres seront remontés ailleurs. Ce dernier signifie que, par exemple, /mnt/gentoo/sys/ sera en fait /sys/ (c'est juste un deuxième point d'entrée sur le même système de fichiers) alors que /mnt/gentoo/proc/ est un nouveau montage (nouvelle instance pour ainsi dire) du système de fichiers.

root #mount --types proc /proc /mnt/gentoo/proc
root #mount --rbind /sys /mnt/gentoo/sys
root #mount --make-rslave /mnt/gentoo/sys
root #mount --rbind /dev /mnt/gentoo/dev
root #mount --make-rslave /mnt/gentoo/dev
Remarque
Les opérations --make-rslave ne sont nécessaires que pour supporter systemd plus loin dans l'installation.
Attention !
Lorsqu'un support d'installation non officiel de Gentoo est utilisé, cela peut ne pas suffire. Certaines distributions font de /dev/shm un lien symbolique vers /run/shm/ qui, après le chroot, devient invalide. Faire de /dev/shm/ un montage tmpfs correct d'entrée permet de fixer ce problème :
root #test -L /dev/shm && rm /dev/shm && mkdir /dev/shm
root #mount --types tmpfs --options nosuid,nodev,noexec shm /dev/shm

Assurez-vous également que le mode 1777 est appliqué :

root # chmod 1777 /dev/shm

Entrer dans le nouvel environnement

Maintenant que toutes les partitions sont initialisées et que l'environnement de base est installé, il est temps d'entrer dans le nouvel environnement d'installation en utilisant chroot. Cela signifie que la session changera de racine (emplacement de plus haut niveau pouvant être atteint) depuis l'environnement d'installation courant (cédérom d'installation ou autre support) vers le système d'installation (à savoir les partitions précédemment initialisées). D'où le nom change root ou chroot.

Ce processus de chroot se déroule en trois étapes:

  1. L'emplacement de la racine est changé de / (sur le support d'installation) à /mnt/gentoo/ (sur les partitions) en utilisant chroot.
  2. Certains paramètres (situés dans /etc/profile) sont rechargés en mémoire en utilisant la commande source.
  3. L'invite de commande principal est modifié afin de se rappeler plus facilement que cette session se situe dans un environnement chroot.
root #chroot /mnt/gentoo /bin/bash
root #source /etc/profile
root #export PS1="(chroot) ${PS1}"

À partir de maintenant, toutes les actions réalisées le sont dans le nouvel environnement Gentoo. Bien sûr, c'est loin d'être fini, c'est pourquoi l'installation comporte encore de nombreuses sections !

Conseil
Si l'installation de Gentoo est interrompue n'importe où après ce point, il devrait être possible de reprendre l'installation depuis cette étape. Il n'y a pas besoin de refaire le partitionnement des disques ! Il suffit simplement de monter la partition racine et d'exécuter les étapes ci-dessus depuis la copie des informations DNS pour réintégrer l'environnement de travail. Ceci est également utile pour résoudre les problèmes de chargeur d'amorçage. Plus d'informations peut être trouvé dans l'article sur chroot.

Configurer Portage

Installer un instantané du dépôt ebuild depuis le Web

L'étape suivant consiste à installer un instantané du dépôt principal ebuild. Cet instantané contient une collection de fichiers qui informent Portage des logiciels disponibles (pour installation), quels profils l'administrateur système peut sélectionner, des informations spécifiques aux paquets ou profils, etc.

L'utilisation de la commande emerge-webrsync est recommandée pour ceux situés derrière des pare-feu restrictifs (car elle utilise les protocoles HTTP/FTP pour télécharger l'instantané) et économise de la bande passante. Les lecteurs n'ayant pas de restriction de réseau ou de bande passante peuvent passer directement à la section suivante.

Ceci va récupérer le dernier instantané (qui est publié quotidiennement) depuis l'un des miroirs de Gentoo et l'installer sur le système:

root #emerge-webrsync
Remarque
Pendant cette opération, emerge-webrsync peut se plaindre d'un emplacement /usr/portage/ inexistant. Cela est à prévoir et n'est rien d'inquiétant - l'outil se chargera lui-même de créer l'emplacement.

À partir de ce moment, Portage peut mentionner que l'exécution de certaines mises à jour soit recommandée. Cela s'explique par le fait que certains paquets du système puissent avoir des versions plus récentes disponibles ; Portage est dès maintenant au courant des nouvelles versions en raison de l'installation de l'instantané. Les mises à jour peuvent être ignorées en toute sécurité pour l'instant ; les mises à jour peuvent être effectuées une fois l'installation de Gentoo terminée.

Facultatif : Mettre à jour le dépôt ebuild de Gentoo

Il est possible de mettre à jour le dépôt ebuild de Gentoo vers la dernière version. La commande précédente emerge-webrsync aura installé un instantané récent (généralement moins de 24h) donc cette étape reste optionnelle.

S'il est cependant nécessaire d'avoir la version la plus récente du dépôt (moins d'une heure), utiliser emerge --sync. Cette commande utiliser le protocole rsync pour mettre à jour le dépôt ebuild de Gentoo (qui fut extrait plus tôt via emerge-webrsync) vers l'état le plus récent.

root #emerge --sync

Sur les terminaux lents, comme certains framebuffers (tampon de trame) ou consoles série, il est recommandé d'utiliser l'option --quiet pour accélérer le processus.

root #emerge --sync --quiet

Lire les nouvelles

Quand le dépôt ebuild de Gentoo est synchronisé sur le système, Portage peut avertir l'utilisateur avec des messages similaires à ceux-ci :

* IMPORTANT: 2 news items need reading for repository 'gentoo'.
* Use eselect news to read news items.

Les nouvelles furent créées afin de fournir un moyen de communication permettant d'envoyer des messages critiques aux utilisateurs via l'arborescence rsync. Pour les gérer, utiliser eselect news. L'application eselect est une application de Gentoo qui permet d'avoir une interface de gestion commune pour effectuer des opérations et changements sur le système. Ici, eselect est invitée à utiliser son module de news.

Pour le module de news, trois opérations principales sont utilisées :

  • Avec list, un aperçu des nouvelles disponibles s'affiche.
  • Avec read, les nouvelles peuvent être lues.
  • Avec purge, les nouvelles peuvent être supprimées une fois qu'elles ont été lues.
root #eselect news list
root #eselect news read

Plus d'information sur cet outil est disponible via la page de manuel :

root #man news.eselect

Choisir le bon profil

Un profil est un élément de construction pour tout système Gentoo. Non seulement il spécifie des valeurs par défaut pour USE, CFLAGS, et autres variables importantes, il limite aussi aussi le système à une certaine gamme de version des paquets. Ces paramètres sont tous gérés par les développeurs Portage de Gentoo.

Il est possible de voir quel profil le système utilise actuellement grâce à eselect, en utilisant maintenant le module profile :

root #eselect profile list
Available profile symlink targets:
  [1]   default/linux/sparc/13.0 *
  [2]   default/linux/sparc/13.0/desktop
  [3]   default/linux/sparc/13.0/desktop/gnome
  [4]   default/linux/sparc/13.0/desktop/kde
Remarque
Le résultat de la commande n'est qu'un exemple et évolue avec le temps.

Comme on peut le voir, il existé également des sous-profils d'environnement de bureau disponibles pour certaines architecture.

Attention !
Les mises à niveau de profil ne doivent pas être prises à la légère. Lors de la sélection du profil initial, veillez à utiliser le profil correspondant à la même version que celle initialement utilisée par stage3 (par exemple : 13.0). Chaque nouvelle version de profil est annoncée via une news contenant des instructions de migration. Assurez-vous de la lire et de suivre ces instructions avant de passer à un nouveau profil.

Après avoir visionné les profils disponibles pour l'architecture sparc, les utilisateurs peuvent sélectionner un profil différent pour le système :

root #eselect profile set 2



Remarque
Le sous-profil developer est spécifique au développement de Gentoo Linux et ne doit pas être utilisé par des utilisateurs normaux.

Mettre à jour l'ensemble @world

À ce stade, il est judicieux de mettre à jour l'ensemble @world du système afin de pouvoir établir une base.

L'étape suivante est nécessaire afin que le système puisse appliquer toutes les mises à jour ou modifications d'options de la variable USE apparues depuis la construction de l'archive de stage3 et de la sélection du profil :

root #emerge --ask --verbose --update --deep --newuse @world
Conseil
Si le profil d'un environnement de bureau complet a été choisi, ce processus pourrait augmenter considérablement le temps nécessaire à l'installation du système. Ceux en manque de temps peuvent utiliser cette règle de base : plus le nom du profil est court, moins l'ensemble @world du système ne sera spécifique ; moins l'ensemble @world n'est spécifique, moins de paquets ne seront requis par le système. Autrement dit :
  • Choisir default/linux/amd64/13.0 ne nécessitera la mise à jour que de peu de paquets, alors que
  • Choisir default/linux/amd64/13.0/desktop/gnome/systemd nécessitera l'installation de plusieurs paquets car le système d'initialisation changera de OpenRC vers systemd, et l'environnement de bureau GNOME sera installé.

Configuration de la variable USE

USE est l'une des variables les plus puissantes que Gentoo propose à l'utilisateur. Plusieurs programmes peuvent être compilés avec ou sans support facultatif pour certaines options. Par exemple, certains programmes peuvent être compilés avec le support pour GTK+ ou le support pour Qt. D'autres peuvent être compilés avec ou sans le support pour SSL. Certains programmes peuvent être compilés avec le support pour framebuffer (svgalib) au lieu du support pour X11 (X-server).

La plupart des distributions compilent leurs paquets avec autant de support que possible, augmentant la taille des programmes et les temps de démarrage, sans oublier de mentionner un nombre énorme de dépendances. Avec Gentoo, l'utilisateur peut choisir avec quelles options un package doit être compilé. C'est là que la variable USE entre en jeu.

Dans la variable USE, les utilisateurs définissent des mots-clés qui correspondent à des options du compilateur. Par exemple, ssl ajoutera le support de SSL dans les programmes qui le supporte. -X supprimera le support du serveur X (noter le signe moins devant). gnome gtk -kde -qt4 -qt5 compilera les programmes avec le support de GNOME (et de GTK+), mais sans le support de KDE (et Qt), ce rend le système complètement adapté pour gnome (si l'architecture le permet).

Les paramètres par défaut de la variable USE sont placés dans le fichier make.defaults du profil Gentoo utilisé par le système. Gentoo utilise un système d'héritage (complexe) pour ses profils, qui ne sera pas expliqué plus en détail pour le moment. Le moyen le plus simple de vérifier les paramètres de la variable USE actuellement actifs est d'exécuter emerge --info et de sélectionner la ligne commençant par USE :

root #emerge --info | grep ^USE
USE="X acl alsa amd64 berkdb bindist bzip2 cli cracklib crypt cxx dri ..."
Remarque
L'exemple ci-dessus est tronqué, la liste réelle des valeurs de la variable USE est beaucoup, beaucoup plus longue.

Un description complète des options de la variable USE peut se trouver sur le système dans /usr/portage/profiles/use.desc.

root #less /usr/portage/profiles/use.desc

À l'intérieur de le commande less, le défilement peut s'effectuer à l'aide des touches et , et le programme peut être fermé en appuyant sur q.

Par exemple, voici les paramètres de la variable USE pour un système basé sur KDE avec le support pour DVD, ALSA et l'enregistrement de CD :

root #nano -w /etc/portage/make.conf
FILE /etc/portage/make.confActiver les paramètres de la variable USE pour un système basé sur KDE avec le support pour DVD, ALSA et l'enregistrement de CD
USE="-gtk -gnome qt4 qt5 kde dvd alsa cdr"

Quand la variable USE est définie dans /etc/portage/make.conf, les options sont ajoutées (ou supprimées si l'option commence par le signe -) de cette liste par défaut. Les utilisateurs qui souhaitent ignorer les paramètres par défaut de la variable USE et gérer toutes les options eux-mêmes doivent commencer la définition de la variable USE dans le fichier make.conf par -* :

FILE /etc/portage/make.confIgnorer les options par défaut de la variable USE
USE="-* X acl alsa"
Attention !
Bien que possible, utiliser -* (comme vu dans l'exemple ci-dessus) est découragé car les options par défaut de la variable USE, choisies avec soins, peuvent être configurées dans certains ebuild afin d'éviter les conflits et autres erreurs.

Optional: Configuring the ACCEPT_LICENSE variable

All of the Gentoo packages are tagged with the license(s) the package falls under. This allows users to select software by specific licenses or groups of licenses prior to installing it.

Important
The LICENSE variable in an ebuild is only a guideline for Gentoo developers and users. It is not a legal statement, and there is no guarantee that it will reflect reality. So don't rely on it, but check the package itself in depth, including all files that you use.

Portage uses the ACCEPT_LICENSE variable to determine which packages to allow without prompting the user for the licenses previously accepted. Exceptions can be made per-package in /etc/portage/package.license as well.

The license groups defined in the Gentoo repository, managed by the Gentoo Licenses project, are:

Group Name Description
@GPL-COMPATIBLE GPL compatible licenses approved by the Free Software Foundation [a_license 1]
@FSF-APPROVED Free software licenses approved by the FSF (includes @GPL-COMPATIBLE)
@OSI-APPROVED Licenses approved by the Open Source Initiative [a_license 2]
@MISC-FREE Misc licenses that are probably free software, i.e. follow the Free Software Definition [a_license 3] but are not approved by either FSF or OSI
@FREE-SOFTWARE Combines @FSF-APPROVED, @OSI-APPROVED and @MISC-FREE
@FSF-APPROVED-OTHER FSF-approved licenses for "free documentation" and "works of practical use besides software and documentation" (including fonts)
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@BINARY-REDISTRIBUTABLE Licenses that at least permit free redistribution of the software in binary form. Includes @FREE
@EULA License agreements that try to take away your rights. These are more restrictive than "all-rights-reserved" or require explicit approval

Gentoo comes with a predefined value in the profiles, for example:

user $portageq envvar ACCEPT_LICENSE
@FREE

This can be customized system wide by changing /etc/portage/make.conf. The default value will only accept licenses that are explicitly approved by the Free Software Foundation, the Open Source Initiative, or that follow the Free Software Definition:

FILE /etc/portage/make.confCustomizing ACCEPT_LICENSE
ACCEPT_LICENSE="-* @FREE"

Per package overrides can then be added if necessary and desired, for example:

FILE /etc/portage/package.license/kernelSample license acceptance
app-arch/unrar unRAR
sys-kernel/linux-firmware @BINARY-REDISTRIBUTABLE
sys-firmware/intel-microcode intel-ucode

Facultatif: Utilisation de systemd comme système d'initialisation

Le reste du manuel Gentoo se concentre sur OpenRC (le système d’initialisation traditionnel de Gentoo) comme système d'initialisation par défaut. Si systemd est souhaité ou si le lecteur désire installer GNOME 3.8 et ultérieur (nécessitant systemd), consulter l'article sur systemd. Il contient des instructions équivalentes aux instructions trouvées dans les sections suivantes de ce manuel. Plus précisément, il guidera le lecteur à travers les différentes commandes du système d'initialisation (systemctl) et les services spécifiques à systemd (tels que timedatectl, hostnamectl, etc.) nécessaires pour établir un environnement systemd fonctionnel.

Note
Certaines applications dépendent fortement de l'écosystème GNOME et par conséquent dépendent de systemd. Les lecteurs qui ne sont pas sûrs si l'environnement de bureau GNOME sera utilisé pourront migrer vers un profil systemd ultérieurement.

Fuseau horaire

Sélectionner le fuseau horaire pour le système. Rechercher les fuseaux horaires disponibles dans /usr/share/zoneinfo/, puis l'écrire dans le fichier /etc/timezone.

root #ls /usr/share/zoneinfo

Si le fuseau horaire choisi est Europe/Brussels :

root #echo "Europe/Brussels" > /etc/timezone

Veuillez éviter les fuseaux horaires tels que /usr/share/zoneinfo/Etc/GMT* car leurs noms d'indiquent pas les zones attendues. Par exemple, GMT-8 est en réalité GMT+8.

Ensuite, reconfigurer le paquet sys-libs/timezone-data, qui se chargera de mettre à jour le fichier /etc/localtime, en se basant sur le champ /etc/timezone. Le fichier /etc/localtime est utilisé par la bibliothèque C du système pour connaître dans quel fuseau horaire celui-ci se situe.

root #emerge --config sys-libs/timezone-data

Configurer les paramètres régionaux

La plupart des utilisateurs n'utiliseront qu'un ou deux paramètres régionaux sur leur système.

Les paramètres régionaux spécifient non seulement la langue que l'utilisateur doit utiliser pour interagir avec le système, mais aussi les règles pour trier les chaînes de caractères, afficher les dates et les heures, etc.

Les paramètres régionaux que le système doit supporter doivent être mentionnés dans /etc/locale.gen.

root #nano -w /etc/locale.gen

Les paramètres régionaux suivant sont un exemple pour avoir et l'anglais (États-Unis) et le français avec les formats de caractères correspondants (comme UTF-8).

FILE /etc/locale.genActiver les paramètres régionaux US et FR avec les formats de caractères correspondants
en_US ISO-8859-1
en_US.UTF-8 UTF-8
fr_FR ISO-8859-1
fr_FR.UTF-8 UTF-8
Attention !
Il est fortement recommandé d'utiliser au moins une option de paramètres régionaux en UTF-8 car beaucoup d'applications le requièrent.

L'étape suivante consiste à exécuter la commande locale-gen. Elle génère toutes les paramètres régionaux spécifiés dans le fichier /etc/locale.gen.

root #locale-gen

Pour vérifier que les paramètres régionaux sélectionnés sont maintenant disponibles, exécuter locale -a.

Une fois terminé, il est maintenant temps de définir les paramètres régionaux du système. Encore une fois, eselect sera utilisé, cette fois avec le module locale.

Avec eselect locale list, les choix disponibles sont affichés :

root #eselect locale list
Available targets for the LANG variable:
  [1] C
  [2] POSIX
  [3] en_US
  [4] en_US.iso88591
  [5] en_US.utf8
  [6] fr_FR
  [7] fr_FR.iso88591
  [8] fr_FR.iso885915
  [9] fr_FR.utf8
  [ ] (free form)

Avec eselect locale set VALEUR, les paramètres régionaux corrects peuvent être définis :

root #eselect locale set 9

Manuellement, cela peut être réalisé via le fichier /etc/env.d/02locale :

FILE /etc/env.d/02localeConfigurer manuellement les paramètres régionaux du système
LANG="fr_FR.UTF-8"
LC_COLLATE="C"

S'assurer que les paramètres régionaux soient correctement appliqués, car le système afficherait autrement des avertissements et erreurs lors des compilations du noyau et d'autres logiciels plus tard dans l'installation.

Mettre maintenant l'environnement à jour :

root #env-update && source /etc/profile && export PS1="(chroot) $PS1"

Un guide complet sur les paramètres régionaux existe afin d'aider l'utilisateur lors de ce processus. Un autre article intéressant est l'article sur UTF-8 qui contient des informations spécifiques pour activer le support de l'UTF-8 sur le système.




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Préparer les disques
Installer l'archive stage3
Installer le système de base
Configurer le noyau
Configurer le système
Installer les outils
Configurer le système d'amorçage
Finaliser
Utiliser Gentoo
Introduction à Portage
Les options de la variable USE
Les fonctionnalités de Portage
Scripts d'initialisation systèmes
Variables d'environnement
Utiliser Portage
Fichiers et répertoires
Les variables
Mélanger plusieurs branches logicielles
Outils supplémentaires
Dépôt personnalisé
Fonctionnalités avancées
Configuration du réseau
Bien démarrer
Configuration avancée
Les modules réseau
Sans fil
Ajouter des fonctionnalités
Gestion dynamique


Installer les sources

Le cœur de toute distribution est le noyau Linux. C'est la couche située entre les programmes utilisateurs et le matériel du système. Gentoo propose à ses utilisateurs plusieurs sources du noyau possibles. Une liste complète des sources, avec description, est disponible sur la page Noyau - Vue d'ensemble.

Pour les systèmes basés sur l'architecture sparc, Gentoo recommande l'utilisation du paquet sys-kernel/gentoo-sources.

Choisir les sources du noyau appropriées et les installer avec emerge :

root #emerge --ask sys-kernel/gentoo-sources

Cela installera les sources du noyau Linux dans le répertoire /usr/src/, dans lequel un lien symbolique appelé linux pointera vers les sources du noyau installées :

root #ls -l /usr/src/linux
lrwxrwxrwx    1 root   root    12 Oct 13 11:04 /usr/src/linux -> linux-3.16.5-gentoo

Il est maintenant temps de configurer et de compiler les sources du noyau. Il y a deux façons de faire :

  1. Le noyau est configuré et compilé manuellement.
  2. Un outil appelé genkernel est utilisé afin de configurer, compiler et installer automatiquement le noyau Linux.

La configuration manuelle est expliquée ici car elle permet une meilleur optimisation de l'environnement.

Défaut: Configuration manuelle

Introduction

Configurer manuellement un noyau est souvent considéré comme l'une des procédures des plus difficiles qu'un utilisateur de Linux ait à réaliser. Rien n'est mon vrai - après avoir configuré quelques noyaux, plus personne ne se rappelle que c'était difficile.

Cependant, une chose est vraie : c'est vital de connaître le système quand un noyau est configuré manuellement. La plupart des informations nécessaires peuvent être recueillies en installant le paquet sys-apps/pciutils qui contient la commande lspci :

root #emerge --ask sys-apps/pciutils
Remarque
À l'intérieur d'un chroot, il est possible d'ignorer sans risque toutes les mises en garde (du genrepcilib: cannot open /sys/bus/pci/devices) que lspci pourrait afficher.

Un autre source d'information est d'exécuter la commande lsmod pour voir quels modules du noyau sont utilisés par le média d'installation afin de savoir quoi activer plus tard.

Il est maintenant temps d'accéder au répertoire source du noyau et d'exécuter make menuconfig. Cela lancera un menu de configuration.

root #cd /usr/src/linux
root #make menuconfig

La configuration du noyau Linux comporte beaucoup, beaucoup de sections. Voici une liste des options qui doivent être activées (sinon Gentoo ne fonctionnera pas, ou incorrectement, sans modifications supplémentaires). Il existe également un guide de configuration du noyau Gentoo sur le wiki pouvant apporter plus d'informations.

Activation des options indispensables

Bien s'assurer que tous les pilotes indispensables au démarrage du système (comme le contrôleur SCSI, etc.) soient compilés dans le noyau et non en tant que module, sinon le système de pourra pas démarrer correctement.

Ensuite, sélectionner le type exact du processeur. Il est également recommandé d'active les fonctionnalités MCE (si disponibles) afin que les utilisateurs puissent être notifiés de tout problème matériel. Sur certaines architectures (telles que x86_64), ces erreurs se sont pas affichées dans dmesg, mais dans /dev/mcelog. Cela nécessite le paquet app-admin/mcelog.

Aussi, sélectionner Maintain a devtmpfs file system to mount at /dev afin que le fichiers critiques des périphériques soient disponible au début du processus de démarrage. (CONFIG_DEVTMPFS and CONFIG_DEVTMPFS_MOUNT) :

KERNEL Activer le support pour devtmpfs
Device Drivers --->
  Generic Driver Options --->
    [*] Maintain a devtmpfs filesystem to mount at /dev
    [ ]   Automount devtmpfs at /dev, after the kernel mounted the rootfs

Vérifier que le support pour les disques SCSI soit activé (CONFIG_BLK_DEV_SD):

KERNEL Activer le support pour les disques SCSI
Device Drivers --->
   SCSI device support  --->
      <*> SCSI disk support

Maintenant, aller dans File Systems et sélectionner la prise en charge des systèmes de fichiers qui seront utilisés. Attention, ne pas compiler le système de fichier utilisé par le système de fichier racine an tant que module, sinon Gentoo sera incapable de monter la partition. Aussi, sélectionner Virtual memory et /proc file system. Sélectionner également une ou plusieurs des options suivantes selon le système (CONFIG_EXT2_FS, CONFIG_EXT3_FS, CONFIG_EXT4_FS, CONFIG_MSDOS_FS, CONFIG_VFAT_FS, CONFIG_PROC_FS, and CONFIG_TMPFS) :

KERNEL Sélectionner les systèmes de fichiers nécessaires
File systems --->
  <*> Second extended fs support
  <*> The Extended 3 (ext3) filesystem
  <*> The Extended 4 (ext4) filesystem
  <*> Reiserfs support
  <*> JFS filesystem support
  <*> XFS filesystem support
  <*> Btrfs filesystem support
  DOS/FAT/NT Filesystems  --->
    <*> MSDOS fs support
    <*> VFAT (Windows-95) fs support
 
Pseudo Filesystems --->
    [*] /proc file system support
    [*] Tmpfs virtual memory file system support (former shm fs)

Si PPPoE, ou un modem analogique, est utilisé pour se connecter à Internet, activer les options suivantes(CONFIG_PPP, CONFIG_PPP_ASYNC, and CONFIG_PPP_SYNC_TTY) :

KERNEL Sélectionner les pilotes PPPoE nécessaires
Device Drivers --->
  Network device support --->
    <*> PPP (point-to-point protocol) support
    <*>   PPP support for async serial ports
    <*>   PPP support for sync tty ports

Les deux options de compression ne poseront pas de problème mais elle ne sont définitivement pas indispensables, pas plus que l'option de PPP sur Ethernet qui ne sera probablement utilisée que si configurée pour faire du mode PPPoE via le noyau.

Ne pas oublier d'inclure dans le noyau le support pour les cartes réseau (Ethernet ou sans fil).

La plupart des système possèdent également plusieurs cœurs à leur disposition, il est donc important d'activer l'option Symmetric multi-processing support (CONFIG_SMP) :

KERNEL Activer le support pour SMP
Processor type and features  --->
  [*] Symmetric multi-processing support
Remarque
Dans les systèmes multi-cœur, chaque cœur compte comme un processeur.

Si des périphériques d'entrée USB (comme un clavier ou une souris), ou d'autres périphériques USB seront utilisés, ne pas oublier d'en activer le support (CONFIG_HID_GENERIC and CONFIG_USB_HID, CONFIG_USB_SUPPORT, CONFIG_USB_XHCI_HCD, CONFIG_USB_EHCI_HCD, CONFIG_USB_OHCI_HCD) :

KERNEL Activation du support pour les périphériques USB
Device Drivers --->
  HID support  --->
    -*- HID bus support
    <*>   Generic HID driver
    [*]   Battery level reporting for HID devices
      USB HID support  --->
        <*> USB HID transport layer
  [*] USB support  --->
    <*>     xHCI HCD (USB 3.0) support
    <*>     EHCI HCD (USB 2.0) support
    <*>     OHCI HCD (USB 1.1) support

Handbook:SPARC/Blocks/Kernel/fr

Facultatif: Construire un fichier initramfs

Dans certains cas, il est nécessaire de créer une image initramfs - un système de fichier compressé chargé en mémoire lors du démarrage du système. La raison la plus courante est quand l'emplacement de systèmes de fichiers importants (comme /usr/ ou /var/) se trouve sur une partition séparée. Avec une image initramfs, ces partitions peuvent être montées en utilisant les outils disponibles dans l'image initramfs.

Sans initramfs, il y a un risque énorme que le système ne démarre pas car les outils responsables du montage des fichiers nécessaires au système ont besoin d'informations qui se trouvent sur ces systèmes de fichiers. Une image initramfs regroupe les fichiers nécessaires dans une archive qui est utilisée juste après le démarrage du noyau, mais avant que le contrôle ne soit donnée au système d'initialisation. Les scripts situés dans l'image initramfs vont s'assurer que les partitions soient correctement montées avant que le système de continue son démarrage.

Pour installer une image initramfs, commencer par installer sys-kernel/genkernel, puis l'utiliser pour générer une image initramfs :

root #emerge --ask sys-kernel/genkernel
root #genkernel --install initramfs

Afin d'activer un support spécifique dans l'image initramfs, tel que LVM ou RAID, ajouter les options appropriées à genkernel. Se référer à genkernel --help pour plus d'informations. Dans l'exemple suivant, le support pour LVM et RAID logiciel (mdadm) est activé :

root #genkernel --lvm --mdadm --install initramfs

L'image initramfs sera stockée dans /boot/. Le fichier résultant peut être trouvé en listant simplement les fichiers commençant par initramfs :

root #ls /boot/initramfs*

Maintenant, continuer avec les modules du noyau.

Alternative : Utiliser genkernel

Si une configuration manuelle semble trop intimidante, utiliser gernkernel est recommandé. Il se chargera de configurer, compiler et installer le noyau automatiquement.

genkernel fonctionne en configurant un noyau de manière quasi-identique à celle utilisée pour la configuration du noyau du média d'installation. Cela signifie que quand genkernel est utilisé pour construire le noyau, le système va généralement détecter tout le matériel lors du démarrage, comme il est fait par le média d'installation. Parce que genkernel ne nécessite aucune configuration manuelle du noyau, c'est un outil idéal pour les utilisateurs qui ne se sentent pas confortables dans l'idée de compiler leurs propres noyaux.

Il est maintenant temps de voir comment utiliser genkernel. D'abord, installer sys-kernel/genkernel :

root #emerge --ask sys-kernel/genkernel

Ensuite, éditer le fichier /etc/fstab de façon à ce que la ligne contenant /boot/ comme deuxième champ ait le premier champ indiquant le bon périphérique. Si l’exemple de partitionnement de ce manuel est suivi, alors ce périphérique est probablement et utilise le système de fichiers ext2. Cela ressemblerait donc à ceci :

root #nano -w /etc/fstab
FILE /etc/fstabConfigurer le point de montage /boot
/boot	ext2	defaults	0 2
Remarque
Plus loin dans l'installation de Gentoo, /etc/fstab sera reconfiguré. Le paramètre /boot est cependant nécessaire ici car l'application genkernel lit sa configuration.

Maintenant, compiler les sources du noyau en exécutant genkernel all. Attention, vu que genkernel compile un noyau qui supporte presque tout type de matériel, la compilation prendra un bon bout de temps avant de finir !

Remarque
SI la partition boot n'utilise pas le système de fichiers ext2 ou ext3, il peut être nécessaire de configurer le noyau en utilisant genkernel --menuconfig all et d'ajouter le support pour un système de fichiers spécifique dans le noyau (et non en tant que module). Les utilisateurs de LVM2 voudront probablement aussi ajouter l'argument --lvm.
root #genkernel all

Une fois que gernkernel est terminé, un noyau, en ensemble complet de modules et une image initramfs seront créés. Le noyau et l'image initramfs seront utilisés plus tard lors de la configuration d'un système d'amorçage, il est donc bon de noter les noms du noyau et de l'image initramfs. L'image initramfs sera lancée immédiatement après le démarrage pour effectuer une détection automatique du matériel (comme pour le média d'installation) avant le démarrage réel du système.

root #ls /boot/kernel* /boot/initramfs*

Les modules du noyau

Configurer les modules

Remarque
Il est facultatif de lister manuellement les modules matériels.udev chargera normalement tous les modules pour les matériels détectés comme étant connectés dans la plupart des cas. Cependant, il n'est pas préjudiciable que les modules automatiquement détectés soient listés. Quelquefois, un matériel exotique nécessite de l'aide pour charger ses pilotes.

Listez les modules qui doivent être chargés automatiquement dans les fichiers /etc/modules-load.d/*.conf, un module par ligne. Des options supplémentaires peuvent être ajoutées, si besoin, dans les fichiers /etc/modprobe.d/*.conf.

Pour voir tous les modules disponibles, exécuter la commande find suivante. Ne pas oublier de remplacer "<version noyau>" par la version du noyau venant d'être compilé.

root #find /lib/modules/<version noyau>/ -type f -iname '*.o' -or -iname '*.ko' | less

Par exemple, pour charger automatiquement le module 3c59x.ko (correspondant au pilote pour une carte réseau de la famille 3Com), éditez le fichier /etc/modules-load.d/network.conf et ajoutez-y le nom du module. Le nom du fichier n'a pas d'importance.

root #mkdir -p /etc/modules-load.d
root #nano -w /etc/modules-load.d/network.conf
FILE /etc/modules-load.d/network.confForcer le chargement du module 3c59x
3c59x

Continuer l'installation avec Configuration du système.

Facultatif: Installation de micrologiciels

Certains pilotes nécessite l'installation de micrologiciels supplémentaires sur le système pour fonctionner. C'est souvent le cas pour les interfaces réseau, notamment les interfaces réseau sans fil. Aussi, les cartes vidéos récentes, de vendeurs tels que AMD, NVidia, et Intel, nécessitent souvent des micrologiciels supplémentaires lors de l'utilisation du pilote libre. La plupart des micrologiciels se trouvent dans le paquet sys-kernel/linux-firmware :

root #emerge --ask sys-kernel/linux-firmware




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Informations sur le système de fichiers

À propos de fstab

Sous Linux, toutes les partitions utilisées par le système doivent être listées dans /etc/fstab. Ce fichier contient les points de montage de ces partitions (où elles sont vues dans la structure du système de fichier), comment elles doivent être montées et avec quels paramètres (automatiquement ou non, si les utilisateurs peuvent les monter ou non, etc.)

Créer le fichier fstab

Le fichier /etc/fstab utilise un format ressemblant à celui d'un tableau. Chaque ligne comporte six champs, séparés par des espaces blancs (espace, tabulation ou les deux). Chaque champ à sa propre signification :

  1. Le premier champ indique le périphérique ou système de fichier distant à monter. Plusieurs types d'identificateurs sont disponibles pour les périphériques : chemin vers les fichiers du périphérique, étiquettes des systèmes de fichiers et UUIDs, étiquettes de partitions et UUIDs (Universally unique identifier - Identifiant universel unique).
  2. Le second champ indique le point de montage sur lequel la partition sera montée.
  3. Le troisième champ indique le système de fichier utilisé par la partition.

Le quatrième champ indique les options utilisées par mount lors du montage de la partition. Comme chaque système de fichiers à ses propres options de montage, les utilisateurs sont encouragés à lire la page de manuel de mount (man mount) pour une liste complète. Des options multiples sont séparées par une virgule.

  1. Le cinquième champ est utilisé par dump pour déterminer si la partition doit être sauvegardée ou non. Ce champ peut généralement être laissé à 0.
  2. Le sixième champ est utilisé par fsck pour déterminer dans quel ordre les systèmes de fichiers doivent être vérifiés si le système n'a pas été terminé correctement. Le système de fichier root devrait être à 1 et les autres à 2 (ou 0 si une vérification n'est pas nécessaire).
Important
Le fichier /etc/fstab par défaut fourni par Gentoo n'est pas un fichier /etc/fstab valide, mais juste une sorte de modèle.
root #nano -w /etc/fstab

Dans le reste de l'article, nous utilisons le fichier de bloc de périphérique par défaut /dev/sd* comme partition.

Étiquettes de systèmes de fichiers et UUIDs

MBR (BIOS) et GPT incluent tous les deux le support pour les étiquettes de système de fichiers et les UUIDs de système de fichiers. Ces attributs peuvent être définis dans /etc/fstab comme alternatives lors de l'utilisation de la commande mount pour détecter et monter les blocs de périphériques. Les étiquettes de système de fichiers et les UUIDs de système de fichiers sont identifiés par le préfixe LABEL et UUID et peuvent être visualisés grâce à la commande blkid :

root #blkid
Attention !
Si le système de fichiers à l'intérieur de la partition est supprimé, alors les valeurs d'étiquettes et d'UUIDs seront également modifiées ou supprimées.

En raison de leur unicité, les lecteurs utilisant des tables de partitions de type MBR sont recommandés d'utiliser les UUIDs à la place des étiquettes pour définir les volumes montables dans /etc/fstab.

Étiquettes de partitions et UUIDs

Les utilisateurs qui opté pour l'utilisation de GPT ont quelques options plus robustes disponibles afin de définir les partitions dans /etc/fstab. Les étiquettes de partition et les UUIDs de partition peuvent être utilisés pour identifier les partitions individuelles du bloc de périphérique, quel que soit le système de fichiers choisi pour la partition elle-même. Les étiquettes de partition et les UUIDs sont identifiés par les préfixes PARTLABEL et PARTUUID respectivement et peuvent être consultés dans le terminal en exécutant la commande blkid :

root #blkid

Bien que pas toujours vrai pour les étiquettes de partition, utiliser un UUID pour identifier une partition dans fstab garantit que le chargeur de démarrage ne sera pas confus en cherchant un volume spécifique, même si le système de fichiers change dans l'avenir. L'utilisation des anciens fichiers de bloc de périphériques par défaut (/dev/sd*N) pour définir les partitions dans fstab est risquée pour les systèmes qui sont redémarrés régulièrement et qui possèdent des blocs de périphériques SATA régulièrement ajoutés ou supprimés.

La dénomination des fichiers de périphériques de bloc dépend d'un certain nombre de facteurs, y compris comment et dans quel ordre les disques sont attachés au système. Ils peuvent également apparaître dans un ordre différent en fonction duquel les périphériques sont détectés par le noyau au cours du processus de démarrage. Cela étant dit, à moins que l'on ait l'intention de constamment jouer avec la commande de disque, l'utilisation des fichiers de périphériques par défaut est une approche simple et directe.



Ajouter les règles qui correspondent au schéma de partitionnement décidé précédemment et ajouter des règles pour les périphériques tels que les lecteurs de CD-ROM, et bien sûr, si d'autres partitions ou lecteurs sont utilisés, pour ceux-là également.

Ci-dessous est un exemple plus élaboré de fichier /etc/fstab :


FILE /etc/fstabUn exemple complet de fichier /etc/fstab
/dev/sda2   none         swap    sw                   0 0
/dev/sda1   /            ext4    noatime              0 1
  
/dev/cdrom  /mnt/cdrom   auto    noauto,user          0 0

Quand auto est utilisé en tant que troisième champ, cela fait deviner à la commande mount le système de fichiers utilisé. Cela est recommandé pour les supports amovibles car ils peuvent être créés avec des systèmes de fichiers différents. L'option user dans le quatrième champ rend possible pour les utilisateurs non root de monter le CD.

Afin d'améliorer les performances, la plupart des utilisateurs ajoute l'option de montage noatime, ce qui résulte en un système plus rapide car les temps d'accès ne sont pas enregistrés (ceux ci ne sont pas utilisés de manière générale de toute façon). Cela est également recommandé pour les utilisateurs de disques SSDs, qui devraient aussi activer l'option de montage discard (seulement pour ext4 et btrfs à l'heure actuelle) ce qui permet à la commande TRIM de fonctionner.

Bien vérifier le fichier /etc/fstab, sauvegarder, puis quitter avant de continuer.

Informations de mise en réseau

Informations sur l'hôte et le domaine

L'un des choix qu incombe l'utilisateur est de nommer son ordinateur. Cela peut sembler assez facile, mais la plupart des utilisateurs ont des difficultés à trouver le nom approprié pour leur ordinateur Linux. Pour aider, il est bon de savoir que cette décision n'est pas finale - cela peut être changé par la suite. Dans les exemples ci-dessous, le nom d'hôte tux est utilisé avec le domaine homenetwork.

root #nano -w /etc/conf.d/hostname
# Paramétrer la variable de nom d'hôte avec le nom choisi 
hostname="tux"

Deuxièmement, si un nom de domaine est nécessaire, le paramétrer dans /etc/conf.d/net. Cela est seulement nécessaire si le fournisseur d'accès Internet ou l'administrateur réseau le signale, ou si le réseau possède un serveur DNS mais pas de serveur DHCP. Ne pas s'inquiéter à propos des DNS ou noms de domaine si le système utilise DHCP pour une allocation d'adresse IP et de configuration réseau dynamique.

Note
Le fichier /etc/conf.d/net n'existe pas par défaut, il a donc besoin d'être créé.
root #nano -w /etc/conf.d/net
# Configurer la variable dns_domain_lo avec le nom de domaine choisi.
dns_domain_lo="homenetwork"
Note
Si aucun nom de domaine est configuré, les utilisateurs verront qu'ils obtiennent le message "This is hostname.(none)" à l'écran de connexion. Cela peut se fixer en éditant /etc/issue et en supprimant la chaîne de caractères .\O de ce fichier.

Si un domaine NIS est nécessaire (les utilisateurs qui ne savent pas s'ils en ont besoin, n'en ont pas besoin), le définir également :

root #nano -w /etc/conf.d/net
# Configurer la variable nis_domain_lo au nom de domaine NIS choisi.
nis_domain_lo="my-nisdomain"
Note
Pour plus d'information sur la configuration de DNS et NIS, se référer aux exemples donnés dans /usr/share/doc/netifrc-*/net.example.bz2 qui peut être lu avec bzless. Aussi, il peut être intéressant d'installer le paquet net-dns/openresolv afin d'aider à la configuration de NIS/DNS.

Configurer le réseau

Lors de l'installation de Gentoo Linux, la mise en réseau a déjà été configurée. Cependant, c'était pour le cédérom d'installation et pas pour l'environnement installé. Ici, la configuration du réseau est réalisée pour le système Gentoo Linux installé.

Note
Une information plus détaillée sur la mise en réseau, incluant des sujets avancés comme bonding, bridging, 802.1Q VLANs ou les réseaux sans fils se trouve dans la section sur Configuration Réseau sous Gentoo.

Toutes les informations concernant la mise en réseau sont regroupées dans le fichier /etc/conf.d/net. Ce fichier utiliser un syntaxe directe mais peu intuitive. Pas de panique, tout est expliqué plus bas. Une exemple complet et commenté couvrant plusieurs configurations possibles se trouve dans /usr/share/doc/netifrc-*/net.example.bz2.

D'abord, installer net-misc/netifrc :

root #emerge --ask --noreplace net-misc/netifrc

DHCP est utilisé par défaut. Pour que DHCP fonctionne, un client DHCP doit être installé. Cela est expliqué plus tard lors de l'installation des outils systèmes nécessaires.

SI la connexion au réseau doit être configurée à cause d'options DHCP spécifiques or car DHCP n'est pas du tout utilisé, alors ouvrir le fichier /etc/conf.d/net :

root #nano -w /etc/conf.d/net

Configurer les deux variables config_eth0 et routes_eth0 avec les informations d'adresse IP et de routage appropriées :

Note
On assume que l'interface réseau s’appellera eth0. Cela est, cependant, entièrement dépendant du système. Il est recommandé d'assumer que l'interface portera la même nom que lors du démarrage depuis le support d'installation si le support d'installation utilisé est suffisamment récent.
FILE /etc/conf.d/netDéfinition d'un adresse IP statique
config_eth0="192.168.0.2 netmask 255.255.255.0 brd 192.168.0.255"
routes_eth0="default via 192.168.0.1"

Pour utiliser DHCP, définir la variable config_eth0>/var> :

FILE /etc/conf.d/netParamétrage DHCP
config_eth0="dhcp"

Lire /usr/share/doc/netifrc-*/net.example.bz2 pour une liste de toutes les options disponibles. Lire également la page de manuel de DHCP si des options spécifiques doivent être utilisées.

Si le système possède plusieurs interfaces réseau, répéter les étapes précédentes pour config_eth1, config_eth2, etc.

Sauvegarder la configuration et quitter avant de continuer.

Démarrer automatiquement la mise en réseau au démarrage

Pour activer les interfaces réseau lors du démarrage, elles doivent être ajoutées au runlevel par défaut.

root #cd /etc/init.d
root #ln -s net.lo net.eth0
root #rc-update add net.eth0 default

Si le système possède plusieurs interfaces réseau, les fichiers appropriés net.* doivent être crées de la même manière que pour net.eth0.

Si après le démarrage du système, nous découvrons que l'hypothèse sur le nom de l'interface réseau (qui est actuellement documentée comme eth0) est erronée, exécuter les étapes suivantes afin de rectifier le problème :

  1. Mettre à jour le fichier /etc/conf.d/net favec le nom d'interface correct (comme enp3s0 au lieu de eth0).
  2. Créer un nouveau lien symbolique (comme /etc/init.d/net.enp3s0).
  3. Supprimer l'ancien lien symbolique (rm /etc/init.d/net.eth0).
  4. Ajouter le nouveau au runlevel par défaut.
  5. Supprimer l'ancien en utilisant la commande rc-update del net.eth0 default.

Le fichier d'hôtes

Ensuite, informer Linux sur l'environnement réseau. Cela se fait dans le fichier /etc/hosts et aide à la résolution des noms de domaines aux adresses IPs pour les hôtes qui ne sont pas résolus par les serveurs de noms.

root #nano -w /etc/hosts
FILE /etc/hostsRemplir les informations réseau
# Cela définie le système actuelle et doit être mis
127.0.0.1     tux.homenetwork tux localhost
  
# Définitions optionnelles d'autres systèmes sur le réseau
192.168.0.5   jenny.homenetwork jenny
192.168.0.6   benny.homenetwork benny

Sauvegarder et quitter l'éditeur pour continuer.

Optionnel : Faire fonctionner PCMCIA

Les utilisateurs de PCMCIA doivent maintenant installer le paquet sys-apps/pcmciautils.

root #emerge --ask sys-apps/pcmciautils

Informations système

Mot de passe root

Configurer le mot de passe root en utilisant la commande passwd.

root #passwd

Le compte Linux root est un compte des plus puissants, il est donc important de choisir un mot de passe fort. Plus tard, un compte utilisateur régulier sera créé pour les utilisations quotidiennes.

Configuration de l'initialisation et du démarrage

Gentoo (du moins lors de l'utilisation d'OpenRC) utilise le fichier /etc/rc.conf pour configurer les services, le démarrage et l'arrêt d'un système. Ouvrir /etc/rc.conf et s'émerveiller devant tous les commentaires du fichier. Vérifier les configurations et les modifier si nécessaire.

root #nano -w /etc/rc.conf

Ensuite, ouvrir le fichier /etc/conf.d/keymaps afin de gérer la configuration du clavier. Le modifier pour configurer et sélectionner le bon clavier.

root #nano -w /etc/conf.d/keymaps

Prendre bien soin lors de la configuration de la variable keymap. Si le mauvais schéma de clavier est sélectionné, il se passera des choses bizarres lors de l'utilisation du clavier.

Finalement, modifier le fichier /etc/conf.d/hwclock afin de configurer les options d'horloge.

root #nano -w /etc/conf.d/hwclock

Si l'horloge matérielle n'utilise pas UTC, il est nécessaire de configurer clock="local" dans le fichier. Sinon le système peut montrer des comportements d'horloge faussés.




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Sommaire du manuel
Installation
‎À propos de l'installation
Choix du support
Configurer le réseau
Préparer les disques
Installer l'archive stage3
Installer le système de base
Configurer le noyau
Configurer le système
Installer les outils
Configurer le système d'amorçage
Finaliser
Utiliser Gentoo
Introduction à Portage
Les options de la variable USE
Les fonctionnalités de Portage
Scripts d'initialisation systèmes
Variables d'environnement
Utiliser Portage
Fichiers et répertoires
Les variables
Mélanger plusieurs branches logicielles
Outils supplémentaires
Dépôt personnalisé
Fonctionnalités avancées
Configuration du réseau
Bien démarrer
Configuration avancée
Les modules réseau
Sans fil
Ajouter des fonctionnalités
Gestion dynamique


Journalisation du système

Quelques outils sont absents de l'archive tar d'étape 3 car plusieurs paquets fournissent la même fonctionnalité. Le choix est laissé à l'utilisateur de savoir quels paquets installer.

Le premier outil sur lequel un choix doit se faire est un outil de journalisation pour le système. Unix et Linux ont un historique excellent de capacités de journalisations - si besoin, tout ce qui se passe sur le système peut être enregistré dans des journaux.

Gentoo offre plusieurs utilitaires de journalisation, notamment :

  • app-admin/sysklogd - Offre l'ensemble traditionnel des démons de journalisation système. La configuration par défaut fonctionne correctement ce qui fait de ce paquet une bonne option pour les débutants.
  • app-admin/syslog-ng - Un système de journalisation avancé. Nécessite une configuration supplémentaire pour fonctionner au delà de la journalisation dans un seul gros fichier. Les utilisateurs avancés peuvent choisir ce système de journalisation du fait de son potentiel mais attention, un configuration est nécessaire pour une journalisation intelligente.
  • app-admin/metalog - Un système de journalisation hautement configurable.

D'autres sont disponibles depuis Portage - le nombre de paquets disponibles augmente tous les jours.

Conseil
Si sysklogd ou syslog-ng sont utilisés, il est recommandé d'installer et de configurer logrotate par la suite car ces outils de journalisation ne proposent pas de de mécanisme de rotation des journaux d’événements.
Conseil
systemd fournit sa propre fonction de journalisation appelée "journal". L'installation d'un système de journalisation est facultative sur les systèmes exécutant systemd et peut nécessiter une configuration supplémentaire pour que le démon syslog lise les messages du journal.

Pour installer l'outil de journalisation désiré, installez-le et ajoutez-le au niveau d'exécution par défaut en utilisant rc-update. L'exemple suivant installe app-admin/sysklogd :

root #emerge --ask app-admin/sysklogd
root #rc-update add sysklogd default

Facultatif : daemon Cron

Ensuite viens le daemon cron. Bien que cela soit facultatif et pas nécessaire pour tous les systèmes, il est judicieux d'en installer un.

Un démon cron exécute des commandes programmées. Cela est très utile si certaines commandes doivent être exécutées régulièrement (à intervalle quotidienne, hebdomadaire ou mensuelle).

Gentoo offre plusieurs démons cron possibles, notamment sys-process/bcron, sys-process/dcron, sys-process/fcron, et sys-process/cronie. Installer l'un d'entre eux est similaire à l'installation d'un système de journalisation. L'exemple suivant utilise sys-process/cronie :

root #emerge --ask sys-process/cronie
root #rc-update add cronie default

Si dcron ou frcon sont utilisés, un commande d'initialisation supplémentaire doit être exécutée :

root #crontab /etc/crontab

Facultatif : Indexation des fichiers

Pour indéxer le système de fichiers afin de fournir des fonctions de recherche plus rapides, installez sys-apps/mlocate.

root #emerge --ask sys-apps/mlocate

Facultatif : Accès distant

Pour pouvoir accéder au système à distance après l'installation, ajoutez le script sshd au niveau d'exécution par défaut :

root #rc-update add sshd default

Si l'accès à la console série est nécessaire (ce qui est possible dans le cas de serveurs distants), décommentez la section console série dans /etc/inittab :

root #nano -w /etc/inittab
# SERIAL CONSOLES
s0:12345:respawn:/sbin/agetty 9600 ttyS0 vt100
s1:12345:respawn:/sbin/agetty 9600 ttyS1 vt100

Outils de systèmes de fichiers

En fonction des systèmes de fichiers utilisés, il est nécessaire d'installer les utilitaires de systèmes de fichiers requis (pour vérifier l'intégrité su système de fichiers, créer des systèmes de fichiers additionnels, etc.). Noter que les outils pour gérer les système de fichiers ext2, ext3 ou ext4 (sys-fs/e2fsprogs) sont déjà installé dans le cadre de l'ensemble @system.

Le tableau suivant liste les outils à installer si un certain système de fichiers est installé :

Système de fichiers Paquet
Ext2, 3, and 4 sys-fs/e2fsprogs
XFS sys-fs/xfsprogs
ReiserFS sys-fs/reiserfsprogs
JFS sys-fs/jfsutils
VFAT (FAT32, ...) sys-fs/dosfstools
Btrfs sys-fs/btrfs-progs

Template:Tip/Fr

Outils de mise en réseau

Si il n'est pas nécessaire d'installer d'outils de mise en réseau supplémentaires, continuer immédiatement avec la section sur la Configuration d'un système d'amorçage

Installer un client DHCP

Important
Bien que facultatif, la majorité des utilisateurs nécessitent un client DHCP pour se connecter au serveur DHCP de leur réseau. Profiter de cette opportunité pour installer un client DHCP. Ci cette étape est oubliée, le système peut alors être incapable de se connecter au réseau rendant ainsi impossible le téléchargement d'un client DHCP par la suite.

Pour que le système obtienne automatiquement une adresse IP pour un ou plusieurs interfaces réseau utilisant des scripts netifrc, il est nécessaire d'installer un client DHCP. Nous recommandons l'utilisation du paquet net-misc/dhcpcd même si de nombreux autres client DHCP sont disponibles dans le répertoire Gentoo :

root #emerge --ask net-misc/dhcpcd

Plus d'informations sur dhcpcd se trouvent dans l'article sur dhcpcd.

Facultatif : Installer un client PPPoE

SI PPP est utilisé pour se connecter à Internet, installer le paquet net-dialup/ppp :

root #emerge --ask net-dialup/ppp

Facultatif: Installer des outils de réseau sans fil

Si le système doit se connecter à des réseaux sans fil, installez le paquet net-wireless/iw pour les réseaux Open ou WEP et/ou le paquet net-wireless/wpa_supplicant pour les réseaux WPA ou WPA2. . iw est également un outil de diagnostic utile pour scanner les réseaux sans fil.

root #emerge --ask net-wireless/iw net-wireless/wpa_supplicant

Maintenant, continuer avec la Configuration du système d'amorçage




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Installation
About the installation
Choosing the media
Configuring the network
Preparing the disks
Installing stage3
Installing base system
Configuring the kernel
Configuring the system
Installing tools
Configuring the bootloader
Finalizing
Working with Gentoo
Portage introduction
USE flags
Portage features
Initscript system
Environment variables
Working with Portage
Files and directories
Variables
Mixing software branches
Additional tools
Custom package repository
Advanced features
Network configuration
Getting started
Advanced configuration
Modular networking
Wireless
Adding functionality
Dynamic management


Handbook:SPARC/Blocks/Bootloader/fr

Redémarrer le système

Quittez l'environnement et démontez toutes les partitions montées. Ensuite, exécutez cette commande magique qui lance le vrai test final : reboot.

root #exit
cdimage ~#cd
cdimage ~#umount -l /mnt/gentoo/dev{/shm,/pts,}
cdimage ~#umount -R /mnt/gentoo
cdimage ~#reboot

N'oubliez pas de retirer le CD d'installation, sinon il pourrait être redémarré à la place du nouveau système Gentoo.

Une fois redémarré dans le nouvel environnement Gentoo, finir avec Finalisation de l’installation de Gentoo.




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Adding functionality
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Gestion des utilisateurs

Ajouter un utilisateur pour un usage quotidien

Travailler en tant que root sur un système Unix/Linux est dangereux et doit être évité autant que possible. Par conséquent, il est fortement recommandé d'ajouter un utilisateur pour une utilisation quotidienne.

Les groupes auxquels appartient l'utilisateur définissent quelles activités ce dernier peut effectuer. Le tableau suivant liste un certain nombre de groupes importants :

Group Description
audio Possibilité d'utiliser les périphériques audio.
cdrom Possibilité d'accéder directement aux périphériques optiques.
floppy Possibilité d'accéder directement aux lecteurs de disquettes.
games Possibilité d'accéder aux jeux.
portage Possibilité d'accéder aux ressources restreintes de portage.
usb Possibilité d'accéder aux périphériques USB.
video Possibilité d'accéder aux périphériques de capture vidéo et d'utiliser l'accélération matérielle.
wheel Possibilité d'utiliser la commande su.

Par exemple, pour créer un utilisateur appelé larry qui est membre des groupes wheel, users, et audio, se connecter d'abord en tant que root (seul root peut créer de nouveaux utilisateurs) puis exécuter useradd :

Login:root
Password: (Entrer le mot de passe root)
root #useradd -m -G users,wheel,audio -s /bin/bash larry
root #passwd larry
Password: (Entrer le mot de passe pour larry)
Re-enter password: (Confirmer le mot de passe)

Si jamais un utilisateur a besoin d'effectuer une opération en tant que root, il peut utiliser su - pour recevoir temporairement les privilèges de root. Un autre moyen est d'utiliser le paquet sudo qui, s'il est configuré correctement, est très sécurisé.

Nettoyage du disque

Suppression des archives

Une fois l'installation de Gentoo terminée et le système redémarré, si tout s'est bien passé, il est possible de supprimer l'archive stage3 du disque dur. Rappelez-vous qu'elle se situe dans le répertoire racine /.

root #rm /stage3-*.tar.bz2*

Et maintenant ?

Documentation

Et maintenant ? Que faire ? Que reste-t-il à explorer ? Gentoo offre à ses utilisateurs de nombreuses possibilités, et donc de nombreuses fonctionnalités, documentées pour la plupart.

Il est fortement conseillé de lire la prochaine partie du manuel Gentoo, intitulée Travailler avec Gentoo, qui explique comment maintenir le système à jour, comment installer de nouveaux logiciels, ce que sont les options de la variable USE, comment fonctionne le système d'initialisation de Gentoo, etc.

Outre le fait de lire ce manuel, il est recommandé d'explorer d'autres coins du wiki Gentoo afin de trouver une documentation supplémentaire proposée par la communauté. L'équipe du wiki Gentoo offre également un Aperçu de la documentation répertoriant une sélection des articles trouvés sur ce wiki. Par exemple, il référence le guide des paramètres régionaux pour faire en sorte qu'un système se sente comme à la maison.

Gentoo sur le web

Important
Readers should note that all official Gentoo sites online are governed by Gentoo's code of conduct. Being active in the Gentoo community is a privilege, not a right, and users should be aware that the code of conduct exists for a reason.

With the exception of the Freenode hosted internet relay chat (IRC) network and the mailing lists, most Gentoo websites require an account on a per site basis in order to ask questions, open a discussion, or enter a bug.

Forums and IRC

Tout le monde est bien toujours le bienvenu sur nos forums Gentoo ou l'un de nos nombreux canaux IRC Gentoo

Mailing lists

Nous avons aussi plusieurs listes de diffusion ouvertes à tous nos utilisateurs. Les informations sur comment rejoindre se situent sur cette page.

Bugs

Sometimes after reviewing the wiki, searching the forums, and seeking support in the IRC channel or mailing lists there is no known solution to a problem. Generally this is a sign to open a bug on Gentoo's Bugzilla site.

Development guide

Readers who desire to learn more about developing Gentoo can take a look at the Development guide. This guide provides instructions on writing ebuilds, working with eclasses, and provides definitions for many general concepts behind Gentoo development.

Closing thoughts

Profitez de votre installation !

As a reminder, any feedback for this handbook should follow the guidelines detailed in the How do I improve the Handbook? section at the beginning of the handbook.

We look forward to seeing how our users will choose to implement Gentoo!




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