Handbook:HPPA/Installation/System/fr

From Gentoo Wiki
Jump to: navigation, search
This page is a translated version of the page Handbook:HPPA/Installation/System and the translation is 100% complete.

Other languages:
Deutsch • ‎English • ‎español • ‎français • ‎polski • ‎português do Brasil • ‎русский • ‎українська • ‎中文(中国大陆)‎ • ‎日本語 • ‎한국어
Sommaire du manuel
Installation
‎À propos de l'installation
Choix du support
Configurer le réseau
Préparer les disques
Installer l'archive stage3
Installer le système de base
Configurer le noyau
Configurer le système
Installer les outils
Configurer le système d'amorçage
Finaliser
Utiliser Gentoo
Introduction à Portage
Les options de la variable USE
Les fonctionnalités de Portage
Scripts d'initialisation systèmes
Variables d'environnement
Utiliser Portage
Fichiers et répertoires
Les variables
Mélanger plusieurs branches logicielles
Outils supplémentaires
Dépôt personnalisé
Fonctionnalités avancées
Configuration du réseau
Bien démarrer
Configuration avancée
Les modules réseau
Sans fil
Ajouter des fonctionnalités
Gestion dynamique


Informations sur le système de fichiers

À propos de fstab

Sous Linux, toutes les partitions utilisées par le système doivent être listées dans /etc/fstab. Ce fichier contient les points de montage de ces partitions (où elles sont vues dans la structure du système de fichier), comment elles doivent être montées et avec quels paramètres (automatiquement ou non, si les utilisateurs peuvent les monter ou non, etc.)

Créer le fichier fstab

Le fichier /etc/fstab utilise un format ressemblant à celui d'un tableau. Chaque ligne comporte six champs, séparés par des espaces blancs (espace, tabulation ou les deux). Chaque champ à sa propre signification :

  1. Le premier champ indique le périphérique ou système de fichier distant à monter. Plusieurs types d'identificateurs sont disponibles pour les périphériques : chemin vers les fichiers du périphérique, étiquettes des systèmes de fichiers et UUIDs, étiquettes de partitions et UUIDs (Universally unique identifier - Identifiant universel unique).
  2. Le second champ indique le point de montage sur lequel la partition sera montée.
  3. Le troisième champ indique le système de fichier utilisé par la partition.

Le quatrième champ indique les options utilisées par mount lors du montage de la partition. Comme chaque système de fichiers à ses propres options de montage, les utilisateurs sont encouragés à lire la page de manuel de mount (man mount) pour une liste complète. Des options multiples sont séparées par une virgule.

  1. Le cinquième champ est utilisé par dump pour déterminer si la partition doit être sauvegardée ou non. Ce champ peut généralement être laissé à 0.
  2. Le sixième champ est utilisé par fsck pour déterminer dans quel ordre les systèmes de fichiers doivent être vérifiés si le système n'a pas été terminé correctement. Le système de fichier root devrait être à 1 et les autres à 2 (ou 0 si une vérification n'est pas nécessaire).
Important
Le fichier /etc/fstab par défaut fourni par Gentoo n'est pas un fichier /etc/fstab valide, mais juste une sorte de modèle.
root #nano -w /etc/fstab

Dans le reste de l'article, nous utilisons le fichier de bloc de périphérique par défaut /dev/sd* comme partition.

Étiquettes de systèmes de fichiers et UUIDs

MBR (BIOS) et GPT incluent tous les deux le support pour les étiquettes de système de fichiers et les UUIDs de système de fichiers. Ces attributs peuvent être définis dans /etc/fstab comme alternatives lors de l'utilisation de la commande mount pour détecter et monter les blocs de périphériques. Les étiquettes de système de fichiers et les UUIDs de système de fichiers sont identifiés par le préfixe LABEL et UUID et peuvent être visualisés grâce à la commande blkid :

root #blkid
Attention !
Si le système de fichiers à l'intérieur de la partition est supprimé, alors les valeurs d'étiquettes et d'UUIDs seront également modifiées ou supprimées.

En raison de leur unicité, les lecteurs utilisant des tables de partitions de type MBR sont recommandés d'utiliser les UUIDs à la place des étiquettes pour définir les volumes montables dans /etc/fstab.

Étiquettes de partitions et UUIDs

Les utilisateurs qui opté pour l'utilisation de GPT ont quelques options plus robustes disponibles afin de définir les partitions dans /etc/fstab. Les étiquettes de partition et les UUIDs de partition peuvent être utilisés pour identifier les partitions individuelles du bloc de périphérique, quel que soit le système de fichiers choisi pour la partition elle-même. Les étiquettes de partition et les UUIDs sont identifiés par les préfixes PARTLABEL et PARTUUID respectivement et peuvent être consultés dans le terminal en exécutant la commande blkid :

root #blkid

Bien que pas toujours vrai pour les étiquettes de partition, utiliser un UUID pour identifier une partition dans fstab garantit que le chargeur de démarrage ne sera pas confus en cherchant un volume spécifique, même si le système de fichiers change dans l'avenir. L'utilisation des anciens fichiers de bloc de périphériques par défaut (/dev/sd*N) pour définir les partitions dans fstab est risquée pour les systèmes qui sont redémarrés régulièrement et qui possèdent des blocs de périphériques SATA régulièrement ajoutés ou supprimés.

La dénomination des fichiers de périphériques de bloc dépend d'un certain nombre de facteurs, y compris comment et dans quel ordre les disques sont attachés au système. Ils peuvent également apparaître dans un ordre différent en fonction duquel les périphériques sont détectés par le noyau au cours du processus de démarrage. Cela étant dit, à moins que l'on ait l'intention de constamment jouer avec la commande de disque, l'utilisation des fichiers de périphériques par défaut est une approche simple et directe.


Regardons comment noter les options pour la partition /boot/. Ceci n'est qu'un exemple et doit être modifié en fonctions des décisions prises plus tôt dans l'installation. Dans notre exemple de partitionnement hppa, /boot/ est généralement la /dev/sda2 partition, avec ext2 comme système de fichier. Cette partition nécessite d'être vérifiée lors du délarrage et nous écrirons donc :

FILE /etc/fstabUne exemple de ligne /boot pour /etc/fstab
/dev/sda2   /boot     ext2    defaults        0 2

Certains utilisateurs ne veulent pas que leur partition /boot/ soit montée automatiquement afin d'augmenter la sécurité de leur système. Ces personnes doivent remplacer defaults par noauto. Cela signifie que ces utilisateurs devront monter manuellement cette partition à chaque fois qu'ils voudront l'utiliser.

Ajouter les règles qui correspondent au schéma de partitionnement décidé précédemment et ajouter des règles pour les périphériques tels que les lecteurs de CD-ROM, et bien sûr, si d'autres partitions ou lecteurs sont utilisés, pour ceux-là également.

Ci-dessous est un exemple plus élaboré de fichier /etc/fstab :


FILE /etc/fstabUn exemple complet de fichier /etc/fstab
/dev/sda2   /boot        ext2    defaults,noatime     0 2
/dev/sda3   none         swap    sw                   0 0
/dev/sda4   /            ext4    noatime              0 1
  
/dev/cdrom  /mnt/cdrom   auto    noauto,user          0 0

Quand auto est utilisé en tant que troisième champ, cela fait deviner à la commande mount le système de fichiers utilisé. Cela est recommandé pour les supports amovibles car ils peuvent être créés avec des systèmes de fichiers différents. L'option user dans le quatrième champ rend possible pour les utilisateurs non root de monter le CD.

Afin d'améliorer les performances, la plupart des utilisateurs ajoute l'option de montage noatime, ce qui résulte en un système plus rapide car les temps d'accès ne sont pas enregistrés (ceux ci ne sont pas utilisés de manière générale de toute façon). Cela est également recommandé pour les utilisateurs de disques SSDs, qui devraient aussi activer l'option de montage discard (seulement pour ext4 et btrfs à l'heure actuelle) ce qui permet à la commande TRIM de fonctionner.

Bien vérifier le fichier /etc/fstab, sauvegarder, puis quitter avant de continuer.

Informations de mise en réseau

Informations sur l'hôte et le domaine

L'un des choix qu incombe l'utilisateur est de nommer son ordinateur. Cela peut sembler assez facile, mais la plupart des utilisateurs ont des difficultés à trouver le nom approprié pour leur ordinateur Linux. Pour aider, il est bon de savoir que cette décision n'est pas finale - cela peut être changé par la suite. Dans les exemples ci-dessous, le nom d'hôte tux est utilisé avec le domaine homenetwork.

root #nano -w /etc/conf.d/hostname
# Paramétrer la variable de nom d'hôte avec le nom choisi 
hostname="tux"

Deuxièmement, si un nom de domaine est nécessaire, le paramétrer dans /etc/conf.d/net. Cela est seulement nécessaire si le fournisseur d'accès Internet ou l'administrateur réseau le signale, ou si le réseau possède un serveur DNS mais pas de serveur DHCP. Ne pas s'inquiéter à propos des DNS ou noms de domaine si le système utilise DHCP pour une allocation d'adresse IP et de configuration réseau dynamique.

Note
Le fichier /etc/conf.d/net n'existe pas par défaut, il a donc besoin d'être créé.
root #nano -w /etc/conf.d/net
# Configurer la variable dns_domain_lo avec le nom de domaine choisi.
dns_domain_lo="homenetwork"
Note
Si aucun nom de domaine est configuré, les utilisateurs verront qu'ils obtiennent le message "This is hostname.(none)" à l'écran de connexion. Cela peut se fixer en éditant /etc/issue et en supprimant la chaîne de caractères .\O de ce fichier.

Si un domaine NIS est nécessaire (les utilisateurs qui ne savent pas s'ils en ont besoin, n'en ont pas besoin), le définir également :

root #nano -w /etc/conf.d/net
# Configurer la variable nis_domain_lo au nom de domaine NIS choisi.
nis_domain_lo="my-nisdomain"
Note
Pour plus d'information sur la configuration de DNS et NIS, se référer aux exemples donnés dans /usr/share/doc/netifrc-*/net.example.bz2 qui peut être lu avec bzless. Aussi, il peut être intéressant d'installer le paquet net-dns/openresolv afin d'aider à la configuration de NIS/DNS.

Configurer le réseau

Lors de l'installation de Gentoo Linux, la mise en réseau a déjà été configurée. Cependant, c'était pour le cédérom d'installation et pas pour l'environnement installé. Ici, la configuration du réseau est réalisée pour le système Gentoo Linux installé.

Note
Une information plus détaillée sur la mise en réseau, incluant des sujets avancés comme bonding, bridging, 802.1Q VLANs ou les réseaux sans fils se trouve dans la section sur Configuration Réseau sous Gentoo.

Toutes les informations concernant la mise en réseau sont regroupées dans le fichier /etc/conf.d/net. Ce fichier utiliser un syntaxe directe mais peu intuitive. Pas de panique, tout est expliqué plus bas. Une exemple complet et commenté couvrant plusieurs configurations possibles se trouve dans /usr/share/doc/netifrc-*/net.example.bz2.

D'abord, installer net-misc/netifrc :

root #emerge --ask --noreplace net-misc/netifrc

DHCP est utilisé par défaut. Pour que DHCP fonctionne, un client DHCP doit être installé. Cela est expliqué plus tard lors de l'installation des outils systèmes nécessaires.

SI la connexion au réseau doit être configurée à cause d'options DHCP spécifiques or car DHCP n'est pas du tout utilisé, alors ouvrir le fichier /etc/conf.d/net :

root #nano -w /etc/conf.d/net

Configurer les deux variables config_eth0 et routes_eth0 avec les informations d'adresse IP et de routage appropriées :

Note
On assume que l'interface réseau s’appellera eth0. Cela est, cependant, entièrement dépendant du système. Il est recommandé d'assumer que l'interface portera la même nom que lors du démarrage depuis le support d'installation si le support d'installation utilisé est suffisamment récent.
FILE /etc/conf.d/netDéfinition d'un adresse IP statique
config_eth0="192.168.0.2 netmask 255.255.255.0 brd 192.168.0.255"
routes_eth0="default via 192.168.0.1"

Pour utiliser DHCP, définir la variable config_eth0>/var> :

FILE /etc/conf.d/netParamétrage DHCP
config_eth0="dhcp"

Lire /usr/share/doc/netifrc-*/net.example.bz2 pour une liste de toutes les options disponibles. Lire également la page de manuel de DHCP si des options spécifiques doivent être utilisées.

Si le système possède plusieurs interfaces réseau, répéter les étapes précédentes pour config_eth1, config_eth2, etc.

Sauvegarder la configuration et quitter avant de continuer.

Démarrer automatiquement la mise en réseau au démarrage

Pour activer les interfaces réseau lors du démarrage, elles doivent être ajoutées au runlevel par défaut.

root #cd /etc/init.d
root #ln -s net.lo net.eth0
root #rc-update add net.eth0 default

Si le système possède plusieurs interfaces réseau, les fichiers appropriés net.* doivent être crées de la même manière que pour net.eth0.

Si après le démarrage du système, nous découvrons que l'hypothèse sur le nom de l'interface réseau (qui est actuellement documentée comme eth0) est erronée, exécuter les étapes suivantes afin de rectifier le problème :

  1. Mettre à jour le fichier /etc/conf.d/net favec le nom d'interface correct (comme enp3s0 au lieu de eth0).
  2. Créer un nouveau lien symbolique (comme /etc/init.d/net.enp3s0).
  3. Supprimer l'ancien lien symbolique (rm /etc/init.d/net.eth0).
  4. Ajouter le nouveau au runlevel par défaut.
  5. Supprimer l'ancien en utilisant la commande rc-update del net.eth0 default.

Le fichier d'hôtes

Ensuite, informer Linux sur l'environnement réseau. Cela se fait dans le fichier /etc/hosts et aide à la résolution des noms de domaines aux adresses IPs pour les hôtes qui ne sont pas résolus par les serveurs de noms.

root #nano -w /etc/hosts
FILE /etc/hostsRemplir les informations réseau
# Cela définie le système actuelle et doit être mis
127.0.0.1     tux.homenetwork tux localhost
  
# Définitions optionnelles d'autres systèmes sur le réseau
192.168.0.5   jenny.homenetwork jenny
192.168.0.6   benny.homenetwork benny

Sauvegarder et quitter l'éditeur pour continuer.

Optionnel : Faire fonctionner PCMCIA

Les utilisateurs de PCMCIA doivent maintenant installer le paquet sys-apps/pcmciautils.

root #emerge --ask sys-apps/pcmciautils

Informations système

Mot de passe root

Configurer le mot de passe root en utilisant la commande passwd.

root #passwd

Le compte Linux root est un compte des plus puissants, il est donc important de choisir un mot de passe fort. Plus tard, un compte utilisateur régulier sera créé pour les utilisations quotidiennes.

Configuration de l'initialisation et du démarrage

Gentoo (du moins lors de l'utilisation d'OpenRC) utilise le fichier /etc/rc.conf pour configurer les services, le démarrage et l'arrêt d'un système. Ouvrir /etc/rc.conf et s'émerveiller devant tous les commentaires du fichier. Vérifier les configurations et les modifier si nécessaire.

root #nano -w /etc/rc.conf

Ensuite, ouvrir le fichier /etc/conf.d/keymaps afin de gérer la configuration du clavier. Le modifier pour configurer et sélectionner le bon clavier.

root #nano -w /etc/conf.d/keymaps

Prendre bien soin lors de la configuration de la variable keymap. Si le mauvais schéma de clavier est sélectionné, il se passera des choses bizarres lors de l'utilisation du clavier.

Finalement, modifier le fichier /etc/conf.d/hwclock afin de configurer les options d'horloge.

root #nano -w /etc/conf.d/hwclock

Si l'horloge matérielle n'utilise pas UTC, il est nécessaire de configurer clock="local" dans le fichier. Sinon le système peut montrer des comportements d'horloge faussés.